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Les Occidentaux n'arrivent toujours pas à contrer Daech sur les réseaux sociaux

Temps de lecture : 2 min

Face aux campagnes de propagande et de recrutement de l'État islamique, des experts plaident pour une stratégie plus ciblée dans le but de prévenir la radicalisation de jeunes internautes.

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Adversaire redoutable de la coalition internationale sur le terrain, en Syrie et en Irak, l’État islamique mène aussi la bataille des réseaux sociaux. Le groupe djihadiste ne ménage pas ses efforts pour diffuser son message ou recruter de nouveaux soldats sur Internet. Ce ne sont pas tant les méthodes utilisées par l’EI qui expliquent le succès de cette campagne virale que la «faiblesse» de la réponse occidentale, américaine en particulier selon Alberto Fernandez qui s'exprimait auprès de CBS News.

Il a dirigé une équipe missionnée par le Département d’État pour lutter contre les incursions de Daech sur les réseaux sociaux. L’article note par ailleurs que la profusion des sympathisants djihadistes actifs sur Internet (l’EI pouvait ainsi compter sur 90.000 comptes twitter en juin 2015) permettait non seulement à ceux-ci de toucher une vaste audience, et leur assurait une quasi impunité tant il est simple de créer un nouveau profil sur un réseau social quand le premier a été fermé par les autorités.

Personnaliser le dialogue

Le gouvernement américain tâtonne au moment de trouver la réponse adéquate à apporter aux stratagèmes de l’EI et de décourager les vocations de recrues potentielles. L’une des solutions testées est la mise en ligne de vidéos d’entretiens avec d’anciens djihadistes repentis. Dans l’une d’entre elles, un homme assure avoir vu un commandant de l’EI placer un couteau dans la main de son fils de 8 ans et l’avoir forcé à décapiter un prisonnier.

C’est une toute autre approche que préconise ce papier de Technology Review, remettant en cause l’aspect vertical et solennel de la contre-offensive informatique des États-Unis. Quand les recruteurs djihadistes échangent par chat avec des jeunes préalablement sensibilisés à leur message, les autorités répliquent par des vidéos ou des déclarations impersonnelles. Un think thank anglais, l’Institute for Strategic Dialogue, a lancé une campagne s’adressant à 160 jeunes menaçant de se radicaliser. Une équipe de dix interlocuteurs a été formée (ayant tous un passé extrémiste derrière eux, qu’il soit nationaliste ou islamiste) afin de contacter ces individus en mal de repères. S’il est encore tôt pour tirer des conclusions sur cette expérience, l’institut note que la majorité des internautes ciblés ont accepté le dialogue.

Slate.fr

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