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Anders Breivik prêt à entamer une grève de la faim «jusqu’à la mort»

Temps de lecture : 2 min

Le terroriste d’extrême droite réclame de meilleures conditions de détention.

Un policier retire ses menottes au tueur Behring Breivik lors de son procès, à Oslo, le 24 août 2012 | REUTERS/Stoyan Nenov
Un policier retire ses menottes au tueur Behring Breivik lors de son procès, à Oslo, le 24 août 2012 | REUTERS/Stoyan Nenov

Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien qui causa la mort de soixante-dix-sept personnes en juillet 2011, a menacé de commencer une grève de la faim jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour protester contre ses conditions de détention. Le site The Local, dans sa version norvégienne, rapporte la lettre envoyée par le tueur d'Utøya à plusieurs médias dans laquelle il dénonce son isolement dans une cellule individuelle:

«À moins que les mesures prises depuis début septembre s’arrêtent, je vais entamer une grève de la faim jusqu’à la mort. Je ne peux plus tenir.»

Droits humains

Breivik se plaint également de ne pouvoir sortir qu’une heure par jour, d’avoir moins accès que les autres détenus au personnel pénitentiaire et de ne communiquer qu’à travers le trou de la cellule. Le néo-étudiant en science politique à l’Université d’Oslo accuse également les récentes mesures prises à son encontre d’entrave à son apprentissage:

«Étudier et correspondre est humainement impossible dans de telles circonstances, et cela vaut pour toutes les personnes qui seraient isolées dans de telles conditions. La détérioration drastique de mes conditions de détention m'a forcé à abandonner mes études, ce qui signifie que je vais perdre ma place à l’université. Les études, auxquelles je n’ai eu accès que pendant treize jours complets avant que le ministre de la Justice n’y mette un terme, étaient la seule chose que j’avais.»

Son avocat Øystein Storrvik a également décidé de poursuivre l’État norvégien pour violation des droits humains.

Le 24 août 2012, Breivik avait été condamné à vingt-et-un ans de prison pour avoir orchestré un attentat à la bombe sur un bâtiment gouvernemental tuant huit personnes puis pour avoir tué soixante-neuf personnes, pour la plupart des adolescents, sur l’île d’Utøya. Il avait conclu son procès en présentant «ses excuses aux militants nationalistes pour ne pas avoir exécuté davantage de personnes». Il pourra demander une libération conditionnelle à partir de 2022.

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