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Voici l’ex-guitariste de death metal qui a découvert de l’eau sur Mars

Lujendra Ojha, dans une autre vie. Via LujendraOjha.net.

Lujendra Ojha, dans une autre vie. Via LujendraOjha.net.

Le Népalo-Américain Lujendra Ojha n’a que 25 ans et pourtant il vient de répondre à une des grandes questions qui obsèdent les scientifiques.

Lors d’une conférence événement organisée par la Nasa lundi 28 septembre, un jeune homme, boucle d’oreille apparente et barbe de quinze jours, est apparu à l’écran pour présenter sa découverte. Lujendra Ojha, âgé de 25 ans à peine, est devenu la nouvelle vedette du milieu scientifique en répondant à une question loin d’être vétuste: oui, il existe bien de l’eau liquide sur Mars, ou tout du moins des minéraux hydratés plusieurs mois dans l’année.

Pour autant, pas question pour lui de fanfaronner, ce travail n’est pas celui de sa vie, du moins pas encore. Toujours doctorant à Georgia Tech, à Atlanta, aux États-Unis, le jeune homme ne vit pas que pour la science. Il a même une passion pour la musique générale, et le death metal en particulier.

Il suffit de se rendre sur son site personnel pour se rendre compte que Lujendra “Luju” Ojha n’est pas un astronome comme les autres. Sur la page d’accueil, on peut le voir sur scène, guitare à la main, cheveux longs, en train de chanter. La plupart des photos que l’on trouve sur Internet le montrent avec une barbichette fournie, collier et T-shirt de métalleux.

«Touche-à-tout»

Le site Cent, qui dresse le portrait du chercheur, explique d’abord être tombé sur sa messagerie vocale, qui lui promettait de le rappeler «ou peut-être pas». Et quand ce dernier a rappelé, le journaliste n’a pas pu s’empêcher de mentionner la fameuse photo de son site personnel:

«C’était une ancienne vie. J’étais pauvre avec la musique. Je ne gagnais pas assez d’argent alors je me suis dit: “Merde à la musique, je vais aller faire de la science peut-être qu’il y a de l’argent là-bas.” Mais il n’y a pas d’argent dans la science non plus.»

Il a également tenu à expliquer qu’il est «un touche-à-tout», qu’il ne se considère pas vraiment comme un astrobiologiste. Originaire du Népal et débarqué aux États-Unis à l’adolescence, il étudie également les tremblements de terre dans l’Himalaya, un sujet qui lui tient à cœur étant donnée la tragédie qui a fait des milliers de morts cette année.

S’il ne dort pas assez et s’il confesse vouloir prendre plus de temps pour «apprécier la vie», on peut être certain que son petit échec dans le métal va permettre au monde de la science de compter dans ses rangs l’un des scientifiques les plus prometteurs de sa génération.

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