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Scandale Volkswagen: Bosch aurait souligné l’illégalité de son logiciel

REUTERS/Arnd Wiegmann.

REUTERS/Arnd Wiegmann.

Chaque jour offre son lot de rebondissements dans la désormais célèbre «affaire Volkswagen». Dimanche 27 septembre, c’est en effet le quotidien allemand Bild, cité par The Local, qui révélait que le logiciel permettant de faire baisser le niveau d’émission de CO2 lors de tests avait été fourni par la firme Bosch. L’entreprise allemande aurait toutefois indiqué au constructeur que le logiciel était «prévu uniquement pour des tests, et non pour la conduite normale». Un porte-parole de Bosch s'est refusé à confirmer comme infirmer l’information au quotidien allemand: «Dans le cadre des relations commerciales avec Volkswagen, nous sommes tenus à la confidentialité.»

Mais les langues se délient de plus en plus outre-Rhin et nombreux sont les dirigeants de Volkswagen qui auraient été au courant de la triche. Ainsi, un employé aurait, dès 2011, averti sa direction du caractère illégal du dispositif présent sur plus de onze millions de véhicules (dont, a-t-on appris lundi, 2,1 millions de voitures de la marque Audi) à travers le monde. Toujours selon Bild, l'autorité fédérale allemande du transport automobile (KBA) a fixé un ultimatum à Volkswagen en lui demandant d’apporter «des mesures contraignantes et un calendrier» d'ici le 7 octobre.

Mercredi dernier, c’est le patron du groupe, Martin Winterkorn, qui avait dû présenter sa démission après les révélations et la perte d’un tiers de la valeur boursière de l’entreprise. Son successeur Matthias Müller a d’ores et déjà promis que l’entreprise allait «surmonter cette crise», notamment grâce à «une enquête impitoyable et un maximum de transparence». Dans une lettre adressée aux 600.000 salariés de la firme et publiée par le Handelsblatt, le nouveau patron indique que Volkswagen «se retrouve face à des défis comme elle n'en a jamais rencontrés». La tâche s’annonce particulièrement ardue alors que des enquêtes ont été ouvertes dans le monde entier et que le groupe pourrait avoir à s'acquitter d'une amende de 18 milliards de dollars aux Etats-Unis.

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