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Faut-il vraiment ranger ses livres?

Livres, photo d'illustration via Paul Falardeau Flickr CC Licence By.

Livres, photo d'illustration via Paul Falardeau Flickr CC Licence By.

Et se débarrasser de ceux qui traînent, lus depuis longtemps?

Si vous lisez cet article, c'est peut-être que vous avez le sentiment d'avoir trop de livres chez vous, ou que vous pensez que vous devriez mieux les ranger pour qu'ils prennent moins de place. Mais vous ne le faites jamais, tout en culpabilisant...

Mais est-ce vraiment nécessaire? C'est tout l'objet de ce témoignage de Laurel Berger, auteure et éditrice à New York, publié sur le site américain The Point. Après avoir lu le livre d'une Japonaise sur l'art de ranger sa maison –The Life-Changing Magic of Tidying Up: The Japanese Art of Decluttering and Organizing best-seller de Marie Kondo–, elle en vient finalement à la conclusion que son absence d'organisation dans la foule de livres qu'elle possède est bénéfique à sa créativité.

Selon Marie Kondo, le rangement est bon pour le bien-être, et il faudrait se débarrasser de la plupart de ses livres parce qu'ils sont là pour être lus, et une fois lus, ils ne sont plus nécessaires. Il faudrait donc sélectionner les livres à garder, en faire une pile au centre d'une pièce (sans les ouvrir c'est important, «la lecture pourrait affecter votre jugement») et attendre que les plus importants s'imposent d'eux-mêmes. Or, Laurel Berger explique qu'à la simple vue d'une couverture, elle se souvient de toute l'histoire associée à un livre, qui lui a prêté, quelles étaient les remarques qu'on lui a faites sur l'ouvrage en question.

Si elle suivait les conseils de Kondo, elle ne pourrait conserver qu'une trentaine de livres importants, cela afin que son cerveau puisse stocker de nouvelles informations. Un conseil qui va à l'encontre de son processus de création.

Voilà ce qu'elle écrit, en faisant référence au texte Unpacking my library (Déballer sa librairie, en français) de Walter Benjamin:

«L'ordre absolu n'existe pas, semble dire l'espace, il n'y a que le hasard et le sentiment d'arbitraire que nous nous imposons. Comme le dit Walter Benjamin, analysant sa bibliothèque: "le hasard, le destin qui s'imposent à moi sont de manière évidente présents dans la confusion permanente de ces livres. A quoi d'autre peut servir cette collection si ce n'est qu'à être un bazar qui s'adapte jusqu'au point où il devient ordonné?"»

Et puis, au-delà de la créativité, les livres font aussi souvent office de décoration d'intérieur. Ainsi, quand Télérama a demandé en mars dernier aux internautes s'ils étaient adeptes de Tsundoku –faire des piles de livres que l'on n'ouvre jamais– ils ont reçu beaucoup de photos. Preuve s'il en est que vous n'êtes pas seul à ne pas jeter ou à ne pas bien ranger vos livres.

 

Etes-vous atteint de tsundoku ? Si oui, on veut voir ! (L'explication du mot sur Telerama.fr) Photographiez vos piles de livres et envoyez-les nous ([email protected] ou sur instagram avec #tsundoku et en taguant @telerama). Nous publierons vos plus beaux clichés de tsundoku. Photo : Bruno Charoy / Pasco

Une photo publiée par Télérama (@telerama) le

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