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Un jeune Anglais raconte son combat contre l'État islamique avec les Kurdes

Des Kurdes du YPG en juillet 2015 | Rodi Said/Reuters

Des Kurdes du YPG en juillet 2015 | Rodi Said/Reuters

Macer Gifford explique en quoi les Kurdes peuvent aider les occidentaux à vaincre l'État islamique en «un an».

Macer Gifford est un jeune Anglais de 28 ans qui a combattu Daech avec le YPG kurde (Yekîneyên Parastina Gel), aussi appelé l'Unité de protection du peuple. Aspirant à un rôle dans la vie politique locale à Oxford dans le camp conservateur et promis à une beau poste à la City de Londres, il s'envole pourtant pour le nord-est de la Syrie, pour la région de Rojava. Il y restera cinq mois et demi aux côtés des militants armés kurdes.

Selon lui, une alliance avec les Kurdes est ce qui permettrait de mettre fin «en un an» au conflit avec l'État islamique, comme il l’explique au Telegraph. Cela apporterait aux forces occidentales l'appui intérieur dont elles manquent en Syrie.

On a reproché à Macer Gifford de s'enrôler aux côtés du YPG de manière «mercenaire» comme le précisait déjà le Mirror dans un article en avril. Le jeune homme s'en défendait et précisait ne pas voir dans le conflit en Syrie une guerre «entre chrétiens et musulmans»:

«Je suis athée, comme beaucoup de Kurdes, et il y a des chrétiens ici, des Musulmans et des yézidis de toutes sortes».

Partenaire potentiel

Pour le jeune homme, ce qui paralyse Obama et Cameron dans l'idée d'une intervention au sol en Syrie, c'est l'absence de forces avec lesquelles coopérer. Les Kurdes sont, selon lui, ce partenaire potentiel: «la paix en Syrie commence» avec eux. Avec des armes bien moins sophistiquées que les Occidentaux et à travers des combats qui «rappellent la première Guerre mondiale», ce sont pourtant eux qui ont récupéré le plus de terres à Daech. Après des années de persécution par le régime de Bachar el-Assad, ils ne demandent plus aujourd'hui l'indépendance, mais une autonomie basée sur une organisation fédérale.

Macer Gifford a soumis son opinion au gouvernement anglais sur l'urgence d'aider les forces kurdes par des frappes aériennes et des armes. Selon lui, la photo d’Aylan, le petit garçon syrien retrouvé mort noyé en Turquie le 2 septembre, a redonné aux Européens l'envie de remonter à la cause originelle de la traversée de la Méditerranée par des milliers de Syriens.

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