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Démission de John Boehner: la vidéo qui résume les divisions du parti républicain

John Boehner, président de la Chambre des représentants des États-Unis, tient une conférence de presse à Washington en avril 2015. REUTERS/Gary Cameron.

Il a agi sous la pression de l'aile la plus conservatrice de sa majorité. Le président républicain de la Chambre des représentants des Etats-Unis, John Boehner, a annoncé, vendredi 25 septembre, son intention de démissionner à la fin du mois d'octobre.

Installé au poste de speaker depuis janvier 2011, il était pris dans un bras de fer au sein même de son parti. D'un côté, l'aile la plus à droite –les membres qui ont émergé au sein du Tea Party– a pour priorité absolue de supprimer les 500 millions de subventions accordées à Planned Parent­hood, la plus grande organisation de planning familial aux Etats-Unis. Elle sait que si le Congrès ne s'accorde pas sur le budget fédéral avant octobre, le gouvernement risque un shutdown –une interruption administrative de ses activités.

De l'autre côté, les élus les plus modérés leur répondent qu'une telle stratégie est vouée à l'échec: si des coupes budgétaires visant Planned Parenthood étaient adoptées, Barack Obama pourrait user de son droit de veto.

Une vidéo illustre de façon frappante ces fractures qui divisent désormais le parti républicain: celle du discours du sénateur et candidat à la présidence Marco Rubio, associé au mouvement Tea Party. Quand il annonce, à la tribune du Values Voter Summit, une conférence politique annuelle réunissant des militants conservateurs américains et des élus, la démission de John Boehner, la nouvelle est accueillie par des hourras et une standing ovation d'une vingtaine de secondes. Un peu comme si, en France, un candidat socialiste à l'Elysée faisait ovationner l'annonce de la démission du président PS de l'Assemblée...

Le départ de John Boehner expose au grand jour les divisions au sein du caucus républicain. Les membres modérés forment la base du parti mais c'est grâce au soutien des plus radicaux que Boehner a pu devenir président de la Chambre. Cette décision laisse entendre que le prochain président de la Chambre des Représentants sera encore plus à droite que Boehner, et moins susceptible de coopérer avec la Maison Blanche, analyse le site Quartz.

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