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Les gens heureux vivent plus vieux

 Moyan Brenn |Happiness via Flickr License by

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Le risque de mourir plus tôt que ses congénères est plus faible chez les gens «très heureux» que ceux qui le sont moins.

Voilà qui confirme de nombreuses recherches précédentes sur le sujet: se sentir heureux et éviter de se mettre en colère trop souvent permet de vivre plus vieux, selon deux études publiées dans la revue Social Science & Medicine et repérées par le magazine Pacific Standard.

La première étude porte sur plus de 31.000 Américains à qui l’on a demandé s’ils se sentaient «très heureux», «assez heureux» ou «pas très heureux» («Taken all together, how would you say things are these days—would you say that you are very happy, pretty happy, or not too happy?»). De nombreuses autres questions étaient posées lors de ce questionnaire mené au niveau national permettant aussi d’évaluer le niveau social, économique, d’éducation ou la religion des personnes interrogées. Les données récoltées entre 1972 et 2002 ont ensuite été examinées en 2008 pour voir si les personnes qui avaient répondu étaient toujours vivantes et quel était leur état de santé.

Stress maladif

Or les chercheurs ont trouvé que, toutes choses égales par ailleurs, le risque de mourir plus tôt que ses congénères était 6% plus élevé chez les gens «assez heureux» et 14% plus élevé chez les gens «pas très heureux» que chez les gens «très heureux». «Le bonheur est corrélé au niveau de stress perçu, et il protège l’individu en permettant une meilleure réponse immunitaire de l’organisme», expliquent les chercheurs.

D'autres enquêtes avaient démontré auparavant que le stress favorisait le développement de maladies. Et l'on sait que, même en ayant des conditions de vie et de santé similaires aux personnes âgées se disant peu heureuses, celles qui se disent très heureuses connaissent un déclin de leurs fonctions physiques moins rapide.

 

Bonheur |Marcy Kellar via Flickr CC License by

 

Colère néfaste

Dans la deuxième étude publiée dans la même revue, on demandait à plus de 1.300 hommes s’ils avaient tendance à se mettre en colère facilement. Et, là encore, les personnes facilement en colère avaient beaucoup plus de risques de mourir plus tôt que les personnes qui se mettaient peu facilement en colère.

En mars 2014, une méta-analyse (soit une analyse de nombreuses études sur le sujet déjà parues, dans ce cas depuis la fin des années 1960) publiée dans la revue European Heart Journal avait montré qu’il existait un risque d'infarctus multiplié par 2,5 deux heures après un accès de colère, et que des colères fréquentes pouvaient s’avérer néfastes pour votre cœur. «Avec deux accès de rage quotidiens, la probabilité de finir aux urgences est très nettement accrue», faisait remarquer le site Allo docteur.

Morale de l’histoire: si prendre soin de soi et cultiver les petites choses qui vous rendent heureux ne remplacera jamais des médicaments en cas de maladie, cela peut s’avérer utile néanmoins pour les prévenir. Mais avons-nous vraiment besoin d’excuses pour être heureux?

 

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