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Un homme a analysé cinq ans d’éternuements pour soigner son allergie au pollen

Images au microscope de grains de pollen / Dartmouth Electron Microscope Facility via Wikimédia License by

Images au microscope de grains de pollen / Dartmouth Electron Microscope Facility via Wikimédia License by

Thomas Blomseth Christiansen est convaincu que collecter toutes les données possibles sur sa santé va améliorer notre vie.

Le site Quartz vient de réaliser le portrait d’un «geek» assez particulier. Le Danois Thomas Blomseth Christiansen vient de passer cinq ans à récolter tout un tas de données sur son rythme de vie. «Il a plus de 100.000 points de données, et il les a utilisés pour améliorer sa santé», écrit le site.

Au cœur de sa démarche, son allergie au pollen, et des traitements qui provoquent chez lui de l’eczéma, de troubles intestinaux, et le rendent plus somnolent qu’autre chose. Étant programmeur, il a donc décidé de prendre les choses en mains en développant une application, Mymee, qui permet de noter les éternuements, mais aussi les maux de tête, le niveau de fatigue ou encore le nombre de café que l’on boit par jour.

Expulser le pollen

En la testant sur lui-même, il a vite cerné son allergie au pollen, puisque ses éternuements se produisaient surtout en été. Il a ensuite changé de régime alimentaire, en rajoutant des produits laitiers et du gluten, et s’est aperçu que cela ne faisait qu’empirer la fréquence de ses réactions allergiques.

Il a également constaté, toujours grâce à son suivi technologique, que ses éternuements arrivent par groupe au tout début de la saison du pollen, et qu’ils n’étaient jamais espacés de plus de quelques minutes. Il en a déduit que son corps cherchait à expulser le plus tôt et le plus rapidement possible le pollen qu’il contenait.

Quatre fois moins d'éternuements qu'en 2012

Pour réduire son exposition au pollen et améliorer sa résistance, il a commencé à faire des rinçages du nez et surtout à déménager dans une zone moins exposée. Il a également abandonné certains alimenté et privilégié l’eau dès qu’il le pouvait. Résultat, il a éternué cette année quatre fois moins qu’en 2012. 

«Cet été, pour la première fois dans ma vie, j’ai coupé l’herbe de la cabine de mes parents, et je n’ai pas éternué une seule fois», dit-il.

Bien sûr, son expérience a un biais, chaque personne réagi différemment et rien ne dit pour l’instant que ces ajustements marcheront pour tout le monde. Mais quand on sait que près de 40% de la population mondiale souffre d’une allergie au pollen, nul doute que ses trouvailles susciteront au moins l’intérêt d’une grande partie d’entre eux. 

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