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Mark Zuckerberg, le tout premier «homo socialis»

Mark Zuckerberg à Barcelone en 2014, Albert Gea/Reuters.

Mark Zuckerberg à Barcelone en 2014, Albert Gea/Reuters.

Esquire dresse un portrait de l'entrepreneur en ne se servant que d'informations trouvées en ligne et sur la page Facebook du «visionnaire sympathique». Trop beau pour être vrai?

L'utopie Facebook mise à l'épreuve. Mark Zuckerberg est-il le premier archétype du patron tech que l'on peut réellement connaître à partir du contenu qu'il met à disposition sur Internet? Et surtout, en quoi sa personnalité reflète-t-elle son propre réseau social? Esquire dresse un long portrait très fouillé de cet homme d'un nouveau type, l'homo socialis. Notre premier ami Facebook.

Le magazine américain précise que le journaliste Tom Junod ne l'a jamais rencontré. Pour effectuer son enquête, il s'est servi de vidéos en ligne et d'éléments de sa page Facebook, testant comment la divulgation extrême de soi peut devenir une véritable communication 2.0. Il note que sur son réseau social, Mark Zuckerberg insiste, notamment, sur sa normalité, se consacrant entièrement à sa mission. Derrière les apparences, l'homme a changé pourtant, explique Esquire. À l'image de cet invariable T-shirt gris qui lui a longtemps servi à affirmer son image d'entrepeneur jeune et non conventionnel avant de devenir le symbole de la pureté de ses actions. 

L'erreur de Social Network 

Tom Junod décrit un homme qui résiste aux stéréotypes qui lui collent à la peau. Simple sans excès de modestie, comme quand il commente les nouveaux locaux «fonctionnels» et «sans fantaisie» de Facebook qu'il a quand même commandé à Frank Gehry; à la fois passionnant dans ce qu'il entreprend et, en plein d'autres aspects de sa vie, complètement ennuyant; sûr de lui, mais pas donneur de leçon; un leader visionnaire, avec toutefois ce besoin naturel de se rendre intéressant aux yeux des autres et de se défier en permanence. Un entrepreneur loin du sociopathe décrit par le film Social Network:

«C'est un mâle alpha d'un nouveau genre: plein d'allant, optimiste, idéaliste, tellement accessible et disponible à l'extrême, écrit Esquire. (...) Il est tellement gentil que tu te sens obligé de le “likerou de te sentir méchant de manière irrécupérable. (...) Il n'est pas Jesse Eisenberg dans Social Network, mais Taylor Swift.»

Missionnaire de la communication altruiste 

Mark Zuckerberg se présente surtout comme une sorte de missionnaire de la communication. Un apôtre du web, qui doit faire entrer la terre entière en intéraction. Sa mère lui a confié que quand les petits garçons jouaient à organiser des combats avec leurs jouets, par exemple les tortues Ninja, lui avait envie de créer une communauté, de construire des villages. Il raconte: «J'étais plutôt du genre à dire “Pourquoi ne vous parlez-vous pas les gars pour régler vos problèmes?».

Il répète qu'il veut que son empire réponde à des besoins naturels pour les gens, comme si se fondre dans les pratiques quotidiennes était le signe ultime d'une tâche bien accomplie. 

«Vous rentrez chez vous le soir, vous allumez la lumière et vous ne vous dîtes pas "Super de l'électricité !" [...] La même chose pour l'eau... La capacité de communiquer et de se connecter devrait être comme ça, n'est-ce pas?»

Le portrait se conclut par une question ouverte, comme un mystère: Mark Zuckerberg est-il une véritable utopie en marche ou l'image fausse et idéalisée d'un homme de pouvoir? Pour l'heure, la réponse ne se trouve pas sur Facebook.

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