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Sarkozy et Villepin ont franchi les bornes ,par Jean-Marie Colombani

La déclaration solennelle de Dominique de Villepin était un numéro ridicule et le lapsus de Nicolas Sarkozy désignant des «coupables» désastreux pour la suite du procès Clearstream.

Jeudi 24 Septembre 2009
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C'est la semaine de la double indignation. Celle qu'a suscité en moi la déclaration «solennelle» de Dominique de Villepin à l'ouverture du procès Clearstream; celle que l'on ne peut manquer d'éprouver lorsque Nicolas Sarkozy désigne à la télévision les «coupables».

Lundi 21 septembre donc, à l'ouverture du procès Clearstream, nous avons eu droit à un numéro, car il s'agissait d'un numéro au sens propre du terme, hallucinant. Voilà en effet un ancien Premier ministre qui prend la pose devant micros et caméras, entouré de sa famille pour dire au pays qu'il est victime d'un procès, d'un harcèlement dus exclusivement à «l'acharnement» d'un seul homme, le Président de la République, contre lui.

Cette déclaration en elle même, en dehors du fait d'avoir voulu nous faire oublier très exactement l'objet du délit, est en même temps un formidable révélateur d'une culture politique. L'objet du délit, on ne le répétera jamais assez: une manipulation honteuse avait pour but d'écarter Nicolas Sarkozy de la course à l'Elysée; avec cette novation dans notre vie publique: le petit groupe ordonnateur et réalisateur de tous ces traficotages a été pris les doigts dans la confiture. La question centrale étant évidemment de savoir quel était le degré d'implication -donneur d'ordre, ou bénéficiaire consentant - de Dominique de Villepin.

La culture politique est celle qui imprègne la Vème République et qui veut que Dominique de Villepin, en voulant dénoncer Nicolas Sarkozy, par le choix même des mots employés, trahissait sa propre vision du pouvoir: il accuse ce dernier de l'envoyer au tribunal, comme s'il entrait dans les pouvoirs du chef de l'Etat d'agir de la sorte. Faut-il que Dominique de Villepin ait pris l'habitude de faire pression sur les juges pour qu'il puisse envisager un instant que cela soit possible.

La vérité est que deux juges d'instruction ont conduit leur enquête et que le Parquet ensuite a requis. Et donc, si l'on suit à la lettre le propos de Dominique de Villepin, il eut fallu au contraire que Nicolas Sarkozy empêche qu'il y ait un procès pour ne pas être accusé d'abus de pouvoir. Rien, pour moi, dans cette séquence de surprenant, compte tenu des us et coutumes de certains de ceux qui se sont réclamés du chiraquisme. Il y aurait d'ailleurs une histoire à écrire de la Vème République à travers les coups tordus qui ont permis aux prédécesseurs de Nicolas Sarkozy de conquérir le pouvoir et de s'y maintenir, formant manifestement à cette école-là Dominique de Villepin. Mais ceci est une tout autre histoire.

Revenons à notre procès. Après ce départ tonitruant, solennel, et remarquablement accompagné par l'ensemble des médias, Dominique de Villepin s'apprêtait à être ramené à la réalité, plus modeste mais aussi plus précise, de l'audience. Et à travers celle-ci, de fait en fait, de contradiction en contradiction, on pouvait espérer voir naitre les contours de la vérité. Celle que la justice est chargée d'apporter.

Et c'est alors que survient l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Et là, patatras! Alors qu'il est la victime de cette opération Clearstream, il se pose en président vengeur. Et parle de «coupables». Cette attitude est désastreuse sur tous les plans. Tactique d'abord: alors que l'on sait qu'un procès est surtout, à travers la relation qui en est faite dans les médias et notamment à la télévision, un film dans le film, voilà que Nicolas Sarkozy redonne la main à son adversaire, vole à son secours de façon incompréhensible, et crédibilise le même Dominique de Villepin lorsque ce dernier se plaint d'un «acharnement». Sur le fond: faut-il rappeler au Président de la République que seule la justice peut déclarer quelqu'un coupable. C'est un des fondements absolus de l'Etat de droit.

On dira: c'est révélateur de sa conception du pouvoir, qui fait peu de cas de l'indépendance de la justice. Nicolas Sarkozy est avocat: je le crois plutôt attaché, au contraire des apparences, à la règle de droit. Mais en l'espèce, il me semble que c'est son inconscient qui a parlé plus que tout autre chose: il le sait tellement coupable, il le voudrait tellement déclaré coupable qu'il l'énonce comme coupable. C'est évidemment une faute politique, car il donne crédit à tous ceux qui, dans l'opposition, cherchent à bâtir leur critique -procès récurrent fait à tous les présidents de la Vème- sur le thème de l'abus de pouvoir.

Et si l'on regarde l'émission d'hier dans sa continuité, on s'aperçoit que Nicolas Sarkozy aurait bien davantage intérêt de suivre les recommandations de Thomas Legrand sur Slate.fr: rien ne vaut l'exercice d'une conférence de presse. Cela lui aurait permis de parler une fois le G20 terminé, et non pas avant, comme il vient de le faire, donc dans une posture plus difficile, donc plus défensive. Cela lui aurait peut-être aussi donné le temps de resituer ou d'expliquer pourquoi, tout à coup, on se retrouve avec une taxe carbone, un forfait hospitalier qui augmente, des indemnités d'accident du travail qui risquent d'être soumises à l'impôt, bref avec des mesures qui sont en train de ramener sur le devant de la scène l'idée ou l'image d'une politique injuste.

J'y vois malheureusement la trace de ce procès Clearstream. Je peux témoigner que lorsqu'on est sous le feu d'attaques infondées, ou face à des ennemis qui ne reculent devant rien, comme on dit, ça prend la tête ! Eh bien même si, dans l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy  a été attaqué de la plus vile façon, il lui faudrait accepter que la chose lui échappe: elle est entre les mains des juges. Mais ça lui prend la tête, et ça donne une émission de télévision contreproductive.

Quant au procès lui-même, l'intervention malencontreuse du chef de l'Etat aura deux conséquences immédiates: se mettre à dos tous les avocats, puisqu'il vient de bafouer la présomption d'innocence, mais surtout placer plus haute la barre des preuves qui seront nécessaires pour que les coupables, s'il y en aux yeux de la justice, puissent être désignés.

Jean-Marie Colombani

Lire également: Villepin et la basse police, Villepin et son parapluie bulgare, Jean-Louis Gergorin, la stratégie du complot et Nicolas Sarkozy n'est pas un citoyen ordinaire.

Image de Une: Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin  Benoit Tessier / Reuters

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Comments

D'accord avec vous

personne ne sais qui a piégé qui, et la manière de présenter N Sarkozy en victime est déjà un choix subjectif que Mr Colombani, quelle que soit sa rancoeur personnelle vis à vis de Mr De Villepin, devrait s'abstenir de faire, pour garder une apparence de neutralité.
Comme tous les français, je ne sais pas qui a piégé qui. Villepin a-t-il raté sa machination ? Sarkozy a-t-il réussi la sienne ? Je sais en revanche très bien à qui ce complot a profité : à notre actuel président. Une chose est certaine, Mr Colombani, que l'on a connu plus inspiré, parle beaucoup trop vite.
Prendre le parti du prince, c'est plus prudent...

Vomir n°2

"(...) deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel"
Mr Colombani me voici pour une fois pas tout a fait d'accord avec vous. Il ne s'agit certainement pas d'un lapsus de le part de NS. Avocat, équipé d'un bataillon de conseillers, NS n'a pu se tromper de vocable en utilisant le mot "coupable", c'est une évidence.
Certes la présomption d'innocence est un droit fondamental. Mais comme vous l'écrivez si bien: "le petit groupe ordonnateur et réalisateur de tous ces traficotages a été pris les doigts dans la confiture." petit groupe dont Villepin. Aujourd'hui les coupables, j'insiste, sont connus, reste à condamner en fonction du degré de responsabilité. Point barre. Néanmoins, pour la sérennité des débats, NS devrait se contenter de gérer les affaires de la France sans se mêler de ce procès nauséabond. Ce n'est plus de son ressort.

Elle est loin la flamboyance de Villepin lors de son discours à l'ONU si l'on se remémore sa déclaration "inaugurale" à ce procès. A l'en croire, NS serait à lui seul responsable de sa mise en accusation; ce serait faire bien peu de cas des 40 et quelques autres parties civiles.

Ce qui est sûr c'est que ce deuxième jour de procès ne peut qu'accroitre le dégout d'un bon nombre d'entre nous pour cette classe politique plus soucieuse de ses ambitions que du bien commun.
C'est sûr, nous n'avons pas fini d'avoir des nausées. Vous me direz, avec ce procès, accoucher dans la douleur de la vérité n'est pas une synécure, surtout avec tout ces relans de haine, de jalousies et d'ambitions inassouvies.

Cordialement,

@ Domnuldid

En faisant abstraction du débat judiciaire, il suffit de lire la chronologie des faits, tels qu'ils ont été établis par les juges d'instruction (reprise dans La Tribune : http://www.latribune.fr/actualites/politique/affaire-clearstream/les-exc... ) pour comprendre de quoi il s'agit. D'après les notes du général Rondot, qu'il n'y a a priori pas de raison de mettre en doute, DDV évoque à plusieurs reprises le nom de Sarkozy avant même son apparition sur les listings, ce qui au minimum témoigne d'une obsession malsaine. Le plus probable est que Gergorin, qui visait essentiellement ses ennemis à EADS, ait rajouté le nom de Sarkozy pour plaire à Villepin, histoire de maintenir l'intérêt pour cette affaire au plus haut niveau. C'est ensuite Villepin et Gergorin qui décident de transmettre les listings à la justice alors que Rondot les a alerté qu'ils sont très probablement bidons. C'est le même schéma que pour Schuller-Maréchal, la MNEF ou encore l'affaire du favoritisme fiscal bidon reproché à DSK (qui fut le contre-feu de la cassette Méry) : que ce soit vrai ou non importe peu, du moment que l'affaire traîne et a le temps de faire des dégâts dans l'opinion. Voilà comment opérait le "cabinet noir" chiraquien, dont l'existence était de notoriété publique. Quant à imaginer que Sarkozy aurait lui-même rajouté son nom pour écarter Villepin, cela relève de la politique-fiction délirante. Sarkozy était sans doute au courant très tôt et a laissé faire pour que ses calomniateurs s'enferrent un peu plus dans leurs manipulations... Comportement discutable sans doute, mais que rien n'interdit.

Sur le terrain juridique, ce sont les magistrats qui trancheront et il n'y a aucune raison de soupçonner que des magistrats indépendants et inamovibles céderont à des pressions quelconques. Ce peut être le cas pour le parquet, certes : sans pression politique et sans l'extrême médiatisation de cette affaire, quelqu'un aurait-il retenu la qualification de "dénonciation calomnieuse par abstention" ? Sans doute pas : le parquet aurait soit adopté la version des juges d'instruction, soit abandonné les poursuites contre Villepin, faute de preuves suffisantes de son implication directe. Mais le fait même que le procureur n'est pas allé aussi loin que les juges d'instruction, qui eux sont totalement indépendants, dans son réquisitoire contre Villepin, montre qu'on reste loin d'une justice "aux ordres" du pouvoir comme le disent certains.

Guy de Guisbourne

Franchir les bornes

Monsieur Colombani,
J'ai bien peur qu'autour de ce procès, tout le monde ne soit en train de franchir les bornes.
Et même vous.
Les journalistes au lieu de faire des comptes-rendus d'audiences ne parlent que de ce qui se passe ailleurs. Et avec quelle passion, alors qu'il eût fallu laisser ce procès se dérouler dans la sérénité du tribunal en attendant, si cela était possible, que la vérité sorte du puits.
Seule madame Lagarde, sur Canal+, a eu l'attitude qui convenait. A une question qu'on lui a posée sur l'audience de l'après-midi, elle a répondu qu'elle avait trop de respect pour l'institution judiciaire pour se permettre de commenter un procès en cours.
Il devient de plus en plus évident que ce procès finira par rejoindre tous les procès non résolus de la Vème République.
Cordialement.

Marianne Arnaud

Tout à fait d'accord avec

Tout à fait d'accord avec Domnuldid. De plus, il me semble que dans votre esprit, comme dans celui de notre cher président, la culpabilité (quel qu'en soit le degré...) de DDV ne fait aucun doute, ce qui rend cet article sur la présomption d'innocence assez cocasse...

Lucky_u

Un Président de la République à franchi les bornes

Monsieur Colombani,
Je suis un peu déçu par la forme de votre article. Vous y opposez l'attitude de Dominique de Villepin à celle de Nicolas Sarkozy, dans une forme de duel opposant l'un à l'autre. De ce fait, vous entrez dans un jeu politique qui tend, par sa forme, à minimiser la portée des propos qui ont été tenus.
La réalité me semble toute autre. Le fait à retenir, et qui mérite commentaire, c'est qu'un Président de la République Française, alors qu'il s'adresse à la nation toute entière depuis un pays étranger, qui plus est, homme de droit de formation, bafoue le principe fondamental de présomption d'innocence. Personnaliser le débat autour de Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, revient à réduire de facto, la portée de l'intervention du Président. C'est la fonction qui est en cause où plus exactement la façon dont elle est exercée, sur ce sujet, mais aussi sur beaucoup d'autres.
Quelles bornes faudra- t-il dépasser pour que toute la classe politico-médiatique déclare la chose inacceptable?

Bien à vous.
Modéré

Pas d'accord

avec vous Monsieur JMC et cela pour trois raisons qui devraient être évidentes pour tous:
1- Monsieur DDV est accusé; à ce titre il a droit à tous les moyens légaux pour se défendre.
2- C'est à la justice de fournir les preuves de sa culpabilité (des affirmations de l'un ou de l'autre ne sont pas des preuves); tant que la justice n'a pas présenté ces preuves, Monsiieur DDV est innocent.
3- Monsieur le Président de la république n'aurait jamais dû parler de son procès, surtout en utilisant le mot "coupable", surtout dans une conférence de presse, surtout depuis l'étranger.
Cordialement

LG Prof retraité

comment les nommer

Il y a le grand banditisme, le petit loulou, le voyou en col blanc, M. Colombani pourriez-vous nous nommer les "artistes" politiciens à mettre dans la rubrique people, mais certainement pas dans la rubrique intelligente.
Comme je l'ai déjà écrit inintéressant d'autres sujets importants méritent vos éditaux ne rentrer dans la bassesse politique.
Merci

MAYOMBE

comment ne pas douter

Hallucination : en médecine, perception de sensations sans aucun objet extérieur qui les fasse naître (Le petit Littré).
Jean-Marie Colombani est ainsi halluciné : « Il (DDV) accuse ce dernier (NS) de l'envoyer au tribunal, comme s'il entrait dans les pouvoirs du chef de l'Etat d'agir de la sorte. Faut-il que Dominique de Villepin ait pris l'habitude de faire pression sur les juges pour qu'il puisse envisager un instant que cela soit possible. »
Jean-Marie Colombani nous explique donc que, dans notre démocratie, le Président de la République ne dispose pas du pouvoir d’envoyer qui que ce soit devant un tribunal, mais qu’un Premier Ministre avait pour habitude de faire pression sur les juges; sans être absolument paradoxal, ce propos manque de logique. Pourquoi tenter de faire pression sur des juges s’ils ne sont pas réceptifs à la pression ?
Face à une manipulation conduite par des pieds nickelés, l’ensemble de la presse s’accordait à dire avant l’été que le parquet s’orientait plus que vraisemblablement vers l’absence de poursuites à l’encontre de Dominique de Villepin, compte tenu de l’absence de preuves à son encontre.
Face à un procès qui n’a été initié que pour arbitrer un duel Sarkozy/Villepin, M. Colombani nous livre la clé, exprimant ainsi son analyse du dérapage de Sarkozy à l’encontre de Villepin : « il le sait tellement coupable ».
Pourquoi n’a-t-on pas confié la conduite du procès à Jean-Marie Colombani ?
A l’évidence, cela aurait permis de gagner du temps.

christian c

Sarkozy a simplement répété à

Sarkozy a simplement répété à la télé ce qu'il dit à tous les gens qui lui parlent de cette affaire.
On est maintenant habitué à sa conception de la justice qui n'est pas celle d'un démocrate mais d'un autocrate: suppression des cellules spécialisées dans les affaires financières, tentatives d'amnisties sur les condamnations politiques, main mise sur le parquet, suppression du juge d'instruction, on voit bien dans quel sens tout cela va. Sur le fond juridique, je vois mal comment un tribunal pourrait condamner cette équipe de pieds nickelés suite à la plainte de N. Sarkozy alors que son nom n'apparaît même pas de manière claire sur le listing ! Et a quoi peut-on être condamné en France pour avoir simplement mis le nom de quelqu'un sur une liste que quasiment personne n'a vu ? Non, tout cela est une pitrerie qui n'intéresse pas les Français.

Justice bananière

Vous dites "[DDV] accuse ce dernier [NS] de l'envoyer au tribunal, comme s'il entrait dans les pouvoirs du chef de l'Etat d'agir de la sorte"

Vous oubliez les prises de position du représentant du parquet, le procureur de Paris JC Marin, sorti de sa réserve sur Europe1 (écouter ici), comme rappelé sur slate dans l'article "Clearstream: Nicolas Sarkozy n'est pas un citoyen ordinaire."

Vous oubliez que JC Marin, disait jusqu'à cet été que DDV était (cf article du Canard enchainé du 16 septembre) "innocent pénalement", puis a viré de bord, et pourrait maintenant remplacer Laurent Lemesle au prestigieux poste de procureur général de Paris. Quel hasard magnifique.

Nulle part ailleurs

En première page de Médiapart et étrangement nulle part ailleurs on peut lire ceci : Au troisième jour du procès Clearstream, mercredi, le trouble a envahi le tribunal. La défense de Dominique de Villepin a exhumé un document très embarrassant pour le chef de l'Etat. Il s'agit de notes de frais d'Imad Lahoud, l'informaticien soupçonné de la falsification des fameux listings. Elles prouvent qu'il a dîné ou déjeuné à plusieurs reprises avec l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy -François Pérol!- entre fin février et mi-mars 2004. C'est-à-dire durant la période où le nom du futur président de la République a été introduit dans de faux fichiers de la chambre de compensation luxembourgeoise.

Récidive

Ce que l'on aimerai savoir c'est le cout de ce procès absurde!

4 ans d'enquêtes, de procédures pour vengeance sarkoziste. Un exemple: lors d'une perquisition chez Villepin un CD cripté a été trouvé: 100 000 euros pour décripter un CD qui n'était que le roman a paraitre de DDV!

La justice français n'est pas pauvre pour Nicolas sarkozi!..Tout cela aux frais du contribuable!

Alors il me semble que l'honneur soit-disant perdu (il a été élu non?) du Président de la république on s'en fout!
il a voulu se poser en victime c'est raté:il aurait du avoir l'intelligence de se retirer et laver son linge sale après sa présidence.

Monsieur Collombani, une fois encore charge Villepin de toutes ses forces et soutient Sarkozi avec un angélisme qui laisse songeur.

Une chose est certaine dans ce combat ridicule ,le président Sarkozi est coupable de manipuler et d'influer sur la justice :ce sera peut-être lui qui finira pendu aux crocs du boucher.

anamaywong

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