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Des hackers ont volé les empreintes digitales de 5,6 millions de fonctionnaires américains

Relevé d'empreintes numérique à l'ambassade des États-Unis à Lima, 2014. Mariana Bazo/Reuters

Relevé d'empreintes numérique à l'ambassade des États-Unis à Lima, 2014. Mariana Bazo/Reuters

Certaines appartiennent à des employés en charge de dossiers «secret défense».

Le bilan s'alourdit. L'Office of Personnal Management (OPM), une agence en charge de la fonction publique aux États-Unis, a confessé ce mercredi 23 septembre que 5,6 millions de ses employés s'étaient fait voler leurs empreintes digitales par des hackers. Le piratage, réalisé en juin dernier, avait aussi permis aux pirates l'accès à des informations relatives à plus de 21 millions d'Américains, comme par exemple leur numéro de sécurité sociale ou d'autres éléments plus personnels. Il y  a trois mois, l'agence avait déclaré que seulement 1,1 million d'empreintes avaient été dérobées. 

Comme le rapporte CNN, ce piratage est très probablement le jeu de hackers chinois. En pénétrant la base de données de l'OPM, ils ont notamment eu accès à la liste de fonctionnaires chargés de dossiers «secret défense». Joel Brenner, consultant sur le thème de la protection des données numériques, expliquait au Washington Post en juillet dernier, qu'il s'agissait d'une «catastrophe pour le contre-espionnage». Sa principale crainte était que les hackers puissent éventuellement faire du chantage aux fonctionnaires en charge de données sensibles et que ces derniers deviennent des cibles pour des pays étrangers en recherche d'espions. 

Un risque de détournement «limité»?

La révision du nombre d'empreintes volées survient de manière assez ironique le même jour que la prise de parole du président chinois Xi Jingping à Seattle, à l'occasion de son voyage aux États-Unis. Comme le précise le site américain Wired, le chef de l'État a insisté pendant son discours sur sa fermeté envers les piratages contre les États-Unis, dont il veut faire un partenaire contre le cybercrime. 

À l'heure actuelle, comme l'a fait savoir l'OMP dans un communiqué paru sur son site, les risques que ces empreintes soient détournées est «limité». Toutefois, l'agence n'est pas entrée dans les détails lorsque Wired a demandé sur quoi se basait une telle déclaration, renvoyant les journalistes notamment vers les services de renseignement. 

La menace grandissante des SF-86 forms

L'affaire va maintenant passer entre les mains d'un groupe d'experts composé notamment de membres du Pentagone et du FBI. Pour rappel, le hack de l'OMP avait mené à la démission de sa directrice, Katerine Archuleta

La piratage de cette institution inquiète également les autorités parce que les hackers ont pu s'emparer de ce qu'on appelle les SF-86 forms (les questionnaires for National Security Positions) qui contiennent notamment des déclarations sur des prises de drogues passées ou sur des relations adultères, rendant aisée toute forme de chantage. 

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