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Dans l'affaire Volkswagen, les Etats européens se sont conduits en hypocrites

Un écran de publicité de Volkswagen lors d'une conférence à New Delhi, en juin 2015. REUTERS/Anindito Mukherjee

Un écran de publicité de Volkswagen lors d'une conférence à New Delhi, en juin 2015. REUTERS/Anindito Mukherjee

Après des accusations de tricherie dans l'installation sur des véhicules Volkswagen d'un logiciel de trucage des émissions polluantes, plusieurs pays européens ont affiché leur fermeté en ordonnant des enquêtes sur cette affaire. Mais le Guardian pointe l'hypocrisie de la situation.

Selon le quotidien britannique, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne auraient fait pression sur la Commission européenne afin de conserver l'ancien dispositif de test de pollution —utilisé depuis les années 1970—  plutôt qu'un nouveau système de test prévu pour 2017, et qui afficherait des taux d'émissions de CO2 supérieurs de 14%.

«Il est inacceptable que des gouvernements qui demandent, à juste titre, une enquête européenne sur le trucage par Volkswagen des tests de pollution de l'air fassent dans le même temps pression, en coulisses, pour maintenir le trucage des tests d'émissions de CO2», explique Greg Archer, un responsable de l'ONG Transport & Environment.

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