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Quels risques les gaz d'échappement des véhicules diesel représentent-ils pour la santé?

Un nuage de pollution au dessus de Santiago au Chili (REUTERS/Ueslei Marcelino)

Un nuage de pollution au dessus de Santiago au Chili (REUTERS/Ueslei Marcelino)

La fraude opérée par Volkswagen relance le débat sur l'impact des véhicules qui roulent au gazole sur l'environnement.

Malgré les discours rassurants des constructeurs automobile, le diesel reste une menace pour la santé publique. Ce ne sont pas seulement les voitures commercialisées par l'entreprise allemande Volkswagen aux États-Unis qui sont au cœur du récent scandale mais la plupart des véhicules équipés d'un moteur diesel qui circulent dans le monde qui produisent des émissions nocives, précise l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Parmi les polluants les plus dangereux rejetés par les pots d’échappement de véhicules roulant au diesel, on trouve les oxydes d'azote et les particules fines. Les premières ont de multiples effets nocifs:

«Ils nuisent à la santé des êtres humains et des animaux de plusieurs façons. Ils irritent la muqueuse des voix respiratoires et des yeux. Ces gaz sont particulièrement problématiques chez les asthmatiques. D'après le ministère de l'Environnement, ils peuvent provoquer une toux ainsi qu'une gêne respiratoire et au niveau des yeux. En cas de grande concentration, le risque de maladies du cœur et de la circulation sanguine augmente. De hautes valeurs d'oxydes d'azote peuvent par ailleurs déclencher migraines et vertiges.»

En ville, des taux enregistrés supérieurs aux seuils

Malgré les efforts qui ont été fournis par l'UE depuis une vingtaine d'années avec l'instauration de normes Euro sur les émissions polluantes et l'adoption récente de l'Euro 6, qui réduit par deux les rejets maximaux autorisés d'oxydes d’azote pour les véhicules neufs mis en circulation sur le territoire européen, les valeurs mesurées dans les grandes villes dépassent majoritairement ces seuils. L'Allemagne n'est pas épargnée, comme l'a indiqué cette semaine la présidente de l'Agence fédérale de l'Environnement, Maria Krautzberge, citée par le magazine Focus:

«En Allemagne, 62% des stations de mesure situées en ville à proximité des axes de circulation indiquaient en 2014 des valeurs situées au-dessus des seuils fixés par l'UE. Les émissions des véhicules équipés d'un moteur diesel y sont pour beaucoup.»

Les particules les plus fines peuvent abimer les vaisseaux sanguins ou provoquer le cancer

Les particules fines, elles, qui sont également produites par les véhicules qui roulent à l'essence, représentent un danger pour les voix respiratoires:

«Les particules fines qui ont un diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10) vont jusque dans les fosses nasales et peuvent par exemple irriter les muqueuses. Les particules encore plus fines, dont la taille est inférieure à 2,5 micromètres (PM2,5) peuvent atteindre les poumons et abimer les vaisseaux sanguins ou provoquer le cancer. D'après une étude de l'université d'Édimbourg, ces particules fines sont plus liées aux risques d'accidents vasculaires cérébral que les particulières inférieures à 10 micromètres.»

Le quotidien Süddeutsche Zeitung cite lui une étude réalisée par l'Institut Max Planck selon laquelle la pollution de l'air, due en particulier aux émissions de particules fines, causerait 3,3 millions de décès par an dans le monde. Soit 34.000 personnes mortes prématurément chaque année au pays de la Volkswagen.

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