Monde

Le caricaturiste syrien Akram Raslan est mort sous la torture en 2013

Temps de lecture : 2 min

Arrêté par les forces de sécurité du régime en 2012, il aurait succombé à la torture l'année suivante. La famille vient seulement d'obtenir la confirmation de son décès.

Dessin d'Akram Raslan issu de  son blog
Dessin d'Akram Raslan issu de son blog

Depuis deux ans des rumeurs évoquent le décès du caricaturiste syrien Akram Raslan. Elles viennent d'être confirmées. Akram Raslan est mort sous la torture en 2013 après avoir été arrêté par les forces de sécurité syriennes.

Dès le début des révoltes, en mars 2011, Akram Raslan (1978-2013) publie des caricatures qui critiquent les pratiques du régime et soulignent la responsabilité du président Bachar el-Assad dans certains massacres. Il publie dans différents titres de presse et sur son blog des dessins de plus en plus cinglants.

Le caricaturiste est finalement arrêté, à Hama, dans l'ouest de la Syrie, le 2 octobre 2012. Il meurt l'année suivante. Comme c'est souvent le cas en Syrie lorsqu'un prisonnier meurt sous les coups, la famille n'a la confirmation du décès que des mois voire des années plus tard et elle ne récupère jamais le corps.

«[Votez pour] Assad ou nous brûlons le pays.»

Courageux dessinateur

Sur Internet, de nombreux artistes lui rendent hommage. Ali Ferzat, caricaturiste syrien exilé au Koweït connu pour avoir eu les deux mains brisées par des forces du régime, le décrit sur sa page Facebook comme un «martyr» et un «témoin» de la barbarie. Fadi Abou Hassan, un artiste palestinien, le dépeint comme l'«un des plus courageux dessinateurs en Syrie».

Il avait reçu en 2013 le Prix du courage par le Cartoonists Rights Network International.

«Le martyr Akram Raslan» | Photo issue de la page Facebook Akram Raslan Mag - صحيفة أكرم رسلان

Voici certains de ses dessins:

«Le monde arabe»


Sur le tableau, on peut lire «la scène syrienne».

Les noms de villes syriennes sont inscrites sur les panneaux, de gauche à droite: Damas, Houla, Hama, Homs, Daraa.

À gauche est écrit le mot «Syrie».

Au-dessus de la porte: «Syrie».

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