Égalités

Les pubs qui chosifient les femmes font aussi du mal aux hommes

Temps de lecture : 2 min

Les publicités sexistes qui réduisent les femmes à leur corps ont un impact sur l’estime de soi de la gent masculine.

Montrer la femme comme un objet n’est pas sans conséquences sur la satisfaction corporelle des hommes | Kevin Dooley via Flickr CC License by

Plusieurs études ont montré que, lorsque les femmes voient des pubs où la gent féminine est réduite à son apparence et à son sex appeal, elles ont tendance à intérioriser ces normes de beauté et à se sentir mal dans leur corps. Mais qu'en est-il de l'effet de ce genre de publicités sexistes sur les hommes?

Des chercheurs en psychologie de deux universités américaines ont mené une étude sur le sujet et ont trouvé que, chez les hommes aussi, le niveau d'insatisfaction par rapport à leur corps augmente après avoir vu des publicités avec des femmes sexuellement chosifiées.

Insatisfaction corporelle

Le Huffington Post explique que les chercheurs ont réuni 437 hommes et femmes entre 18 et 25 ans qui ont rempli un questionnaire sur leur consommation des médias et des réseaux sociaux. On leur a aussi demandé de quantifier à quel point ils étaient d'accord avec des déclarations telles que «J'aimerais que mon corps ressemble à celui des mannequins dans les magazines» afin de mesurer leur niveau de satisfaction par rapport à leur corps.

Les participants ont ensuite été séparés en deux groupes, d'un côté ceux qui ont vu des publicités qui réifient les femmes, et de l'autre ceux qui ont regardé des pubs neutres à ce niveau. Les chercheurs ont alors reposé des questions aux participants pour mesurer comment ils se sentaient dans leurs corps.

Le niveau d'insatisfaction a plus augmenté dans le groupe qui avait regardé les pubs sexistes. L'effet était plus grand chez les femmes, mais aussi notable chez les hommes. Cette baisse a particulièrement touché les participants qui avaient déjà indiqué faire très attention aux normes sociales de beauté avant le visionnage des pubs.

Les auteurs de l'article précisent que des recherches supplémentaires sont nécessaires dans la mesure où l'étude ne mesure qu'une diminution temporaire de la confiance en soi, et que l'échantillon était assez restreint.

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