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Les syndicats profitent de la visite du pape pour dénoncer les trop bas salaires du gouvernement américain

Les Républicains, eux, ont tenté de relancer le débat sur l'avortement.

L'arrivée du pape François aux États-Unis est utilisée par tous les bords politiques pour défendre les causes qui leurs sont chères: au Congrès, des législateurs républicains en ont profité pour introduire un vote sur l'interdiction de l'avortement après vingt semaines (rejeté par les démocrates).

Mais si les Républicains en font appel au pape sur l'avortement, ils sont assez mal à l'aise face à sa dénonciation des inégalités sociales. Sur ce front là, c'est le candidat indépendant Bernie Sanders, sénateur socialiste du Vermont, qui est le plus proche du message papal.

Les bas salaires du Capitole

Le matin de l'arrivée du chef de l'Église catholique, Sanders a fait un discours dans une église à côté du Capitole, devant une centaine de travailleurs en grève qui ont demandé une audience avec le pape dans une lettre envoyée la semaine dernière. 

«Alors que nous accueillons le pape aux États-Unis et au Capitole, j'espère que chaque membre du Congrès et le président écouteront ses appels à la justice sociale et economique», a déclaré Sanders, qui parlait devant un pupitre orné d'une citation du pape.

Aux côtés de plusieurs leaders syndicalistes et religieux, il était venu dénoncer les bas salaires de certains employés qui travaillent pour des agences fédérales comme le Capitole et les musées publics de Washington. Leur revendication principale est un salaire horaire de 15 dollars (13 euros) et le droit de former des syndicats.

«Il n'y a pas de justice aux États-Unis quand l'employeur qui embauche le plus grand nombre de bas salaires n'est pas McDonald's, Burger King ou Walmart, mais le gouvernement.»

Syndicats et église, même combat?

En effet, celui-ci paye près de deux millions emplois non qualifiés moins de douze dollars (10 euros) de l'heure, et les leaders syndicaux veulent utiliser la popularité du pape pour faire entendre leur message

«Le mouvement syndical dans ce pays a du mal à convaincre, expliquait John Gering, le directeur d'une association qui encourage les leaders religieux à se battre contre les injustices. Avoir des liens plus étroits avec les leaders catholiques pourrait aider le mouvement à redynamiser son combat d'un point de vue moral.»

Plus tard, alors que le pape atterrissait sur le sol américain, Sanders a fait un autre discours au Sénat dans lequel le chef de l'Église était abondamment cité, notamment ce passage de l'Evangelii Gaudium

«Nous avons créé de nouvelles idoles. L'adoration de l'antique veau d'or a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l'argent et dans la dictature de l'économie sans visage et sans but véritablement humain.»

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