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S'ils veulent éviter que Trump ne l'emporte, de nombreux candidats républicains vont devoir abandonner

Scott Walker, le 18 septembre 2015, à Greenville, en Caroline du Sud. REUTERS/CHRIS KEANE

Scott Walker, le 18 septembre 2015, à Greenville, en Caroline du Sud. REUTERS/CHRIS KEANE

Le gouverneur Scott Walker a renoncé hier à l'investiture et appelé à un resserrement de la course autour des seuls candidats qui ont vraiment une chance de l'emporter.

Scott Walker ne sera pas le prochain président américain. Malgré un bon départ, le gouverneur du Wisconsin a finalement choisi de retirer sa candidature. Il faut dire qu'il avait récemment touché le fond. Un récent sondage de CNN –même si à ce stade de la course, ils ne veulent pas vraiment dire grand chose– indiquait que Walker n'avait même pas atteint 0,5% de soutien de la part des votants aux primaires républicaines, loin derrière Donald Trump (24%), les étoiles montantes Carly Fiorina (15%) et Ben Carson (14%), ou encore Marco Rubio (11%).

Parmi les justifications de son retrait, Scott Walker a précisé qu'il «était appelé à aider à nettoyer le terrain de cette course pour qu'un message conservateur positif puisse émerger», raconte le New York Times. En clair, une bonne partie de ses quatorze anciens rivaux doivent s'unir pour éviter que Donald Trump –bien qu'il ne l'a jamais nommé explicitement– ne soit désigné comme futur candidat républicain pour la présidentielle qui aura lieu en novembre prochain. Il n'a en revanche pas précisé qui il comptait soutenir, à la suite de ce retrait, indique BuzzFeed. En attendant, Donald Trump, lui, ne semblait pas ému de cette attaque à peine masquée:


Le cas Jeb Bush

Cette idée était d'un retrait des personnalités conservatrices pour laisser la place à d'autres de s'imposer plus facilement, Slate.com l'a abordé hier:

«Le retrait inattendu de Walker pourrait convaincre les hommes d'influence du parti républicain qui est temps de se rallier autour d'un seul candidat dans l'espoir de priver Trump de son statut d'homme de tête. C'est une bonne nouvelle pour les Bush, Rubio et John Kasich. Maintenant, tout ce qu'ils doivent faire, c'est survivre assez longtemps pour que cela se produise.»

Vox n'est en revanche pas tout à fait d'accord pour Bush, comme le montre son article intitulé «Jeb Bush devrait abandonner pour le bien du parti républicain». Le site Web précise que s'il tient à «l'héritage familial, au bien du parti républicain et aux principes idéologiques qu'il épouse, il devrait abandonner aussi vite que possible et soutenir Marco Rubio».

«Tous les candidats conventionnels –Bush, Rubio, Chris Christie, John Kasich et même Booby Jindal– ont pour sorte d'obligation de s'assurer qu'ensemble ils ne divisent pas suffisamment l'establishment et laissent quelqu'un d'autre y entrer.»

En fait, explique Vox, Bush qui partage les mêmes convictions et a les «mêmes positions politique» que Rubio n'a pas le même charisme. En clair, «Marco Rubio est Jeb Bush, mais bon en politique». Le site rappelle que depuis des mois, sa campagne «ne fait rien d'autre que baisser».

 

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