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Des Anglais animent un fan-club de la Corée du nord

Des femmes soldats nord-coréenne saluent une représentation de Kim Il-sung, fondateur de la Corée du nord, pendant une cérémonie à Pyongyang en juillet 2013. REUTERS/Jason Lee

Des femmes soldats nord-coréenne saluent une représentation de Kim Il-sung, fondateur de la Corée du nord, pendant une cérémonie à Pyongyang en juillet 2013. REUTERS/Jason Lee

Et essaient tant bien que mal de lutter contre la propagande occidentale qui vilipende le régime de Kim Jong-un.

On avait découvert le fan-club de Vladimir Poutine, voilà celui de la Corée du nord. En Angleterre, le réseau Friends of Korea se réunit régulièrement pour lire des discours révolutionnaires, regarder des films nord-coréens et envoyer des messages de solidarité au gouvernement de Pyongyang.

Le Guardian a rencontré son secrétaire, Michael Chant. Communiste de longue date et compositeur de musique, cet homme de 70 ans occupe également le poste de secrétaire général du Parti Communiste Révolutionnaire de Grande-Bretagne. La dynastie communiste de la «République populaire démocratique de Corée» (RPDC) a tout pour lui plaire:

«Le gouvernement est en harmonie avec les gens, et ceux-ci sont impliqués dans la prise de décision à travers des assemblées locales du parti. (...) Kim Jong-un incarne les aspirations du peuple.»

Droits de l'homme et propriété privée

De plus, le compositeur apprécie le rôle social joué par la musique en Corée du nord. Lors de son dernier voyage à Pyongyang en 2013, il a vu des «tout-petits [d'une école maternelle] se lever et chanter en public sans gêne ni appréhension»:

«Les arts sont marginalisés ici [au Royaume-Uni], alors qu'en RPDC, même les usines ont leur propre orchestre. La musique est jouée dans la matinée dans les rues. Et vous voyez tous les jeunes apprendre.» 

Le but de Friends of Korea (qui fait partie d'un réseau mondial de groupes d'amitié pro-Corée du Nord) est de contrer la «propagande calomnieuse» qui présente le pays comme une dictature. Les camps de prisonniers et la torture organisée par le gouvernement? «Les Coréens ont leurs raisons.» L'atteinte aux droits de l'homme dénoncée par l'ONU?

«Ils disent qu'ils violent les droits de l'homme, mais ce que l'on découvre en fait, c'est que les États-Unis sont derrière ces rapports. (...) Leurs rapports sont basés sur une conception des droits de l'homme qui met l'accent sur la propriété privée et la démocracie multipartite. Comme la RPDC ne correspond pas à ces valeurs, ils disent qu'elle viole les droits de l'homme.»

Néanmoins, Michael Chant ne se voit pas devenir résident nord-coréen. «Je dois continuer la lutte ici». Quel dévouement.

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