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La carte du monde des risques de génocide

Temps de lecture : 2 min

En tête des pays les plus à risque: Myanmar, le Nigéria et le Soudan.

La carte des risques de génocide. Crédits: Simon-Skjodt Center for the Prevention of Genocide - United States Holocaust Memorial Museum
La carte des risques de génocide. Crédits: Simon-Skjodt Center for the Prevention of Genocide - United States Holocaust Memorial Museum

Une partie des migrants qui arrivent sur les côtes européennes et, de l'autre côté du monde, sur les côtes indonésiennes, sont des minorités victimes de discriminations dans leur pays. Ces persécutions de grande ampleur sont-elles des génocides? Risquent-elles à l'avenir de le devenir?

Au-delà du douloureux débat sur la définition d'un génocide –des «actes commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux», selon la Convention adoptées par les Nations Unies en 1948–, le centre Simon-Skjodt pour la prévention des génocides a lancé un outil visant à prévoir le risque de massacres dirigés par l'État dans un pays.

Le projet, appelé «Early Warning», recherche les risques apparents d'extermination potentielle ou d'agressions contre des minorités, à partir des modèles conçus par les politologues et de sondages d'opinion. D'après les résultats obtenus, les 10 pays qui risquent le plus de subir un massacre de masse dans le futur sont les suivants: la Birmanie, le Nigeria, le Soudan, la République Centrafricaine, l'Egypte, le Congo, la Somalie, le Pakistan, le Soudan du Sud et l'Afghanistan.

Les Rohingyas, peuple musulman apatride

Le groupe le plus menacé au monde est donc les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie. Ils se sont vus retirés la nationalité birmane en 1982 et, après plus de trente ans d'exactions, ils ne sont plus que 800.000 dans un pays de plus de 51 millions d'habitants à majorité bouddhiste, nous dit Le Figaro. Ils sont des centaines à fuir leur pays et à demander l'asile en Indonésie et en Malaisie. L'ONU avait déjà estimé qu'il s'agissait du peuple le plus persécuté au monde.

Cameron Hudson, directeur du Centre Simon-Skjodt, est lui-même allé enquêter en Birmanie pour établir son classement, rapporte le Washington Post:

«Nous sommes très prudents lorsque nous invoquons le terme "génocide", sachant qu'il peut être très clivant et parfois même inutile. Mais il ya une combinaison de facteurs –dont beaucoup ont été vus dans les années 1930 en Allemagne et en 1994 Rwanda– qui sont tout à fait inquiétants.»

En savoir plus:

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