Partager cet article

USA: Des voisins font un procès aux parents d'un enfant autiste accusé d'être une nuisance publique

Médicaments prescrits contre l'autisme le 3 avril 2012. REUTERS/Jim Young

Médicaments prescrits contre l'autisme le 3 avril 2012. REUTERS/Jim Young

Au coeur de la Silicon Valley en Californie, un couple de parents est poursuivi en justice par des voisins qui accusent leur enfant autiste de onze ans d'être une «nuisance publique» et de faire baisser les prix de l'immobilier local.

Selon le San Jose Mercury News, les résidents d'un quartier huppé de Sunnyvale avaient déjà obtenu une injonction temporaire en octobre dernier contre l'enfant, car son comportement violent –il avait notamment attaqué des enfants, et craché sur un voisin– était considéré comme une nuisance pour le voisinage. (Un blog d'association soulignait qu'aucune blessure n'avait été occasionnée.)

La famille de l'enfant autiste a déménagé l'année dernière suite aux pressions des résidents, mais la procédure juridique à leur encontre continue. Les plaignants veulent non seulement une injonction permanente contre l'enfant, mais également des dédommagements pour l'impact présumé de sa présence (passée) sur les prix de l'immobilier du quartier et pour la détresse émotionnelle occasionnée.

Selon le procès, le comportement de cet enfant autiste a créé «un effet négatif encore non quantifié sur le marché de l'immobilier local» et les résidents affirment «que la valeur de leurs maisons est affectée car ce problème n'a pas été réglé et la nuisance est toujours aussi intense.»

Les parents, Vidyut Gopal et Parul Agrawal, avaient essayé d'améliorer les choses en embauchant du personnel soignant et en donnant des médicaments à leur fils, mais la situation ne s'est pas améliorée.

Les associations de parents d'enfants autistes s'inquiètent que ce genre de procès se reproduise ailleurs. 

«Imaginez si de tels procès pouvaient proliférer à la suite de ce genre d'allégations. Cela pourrait arriver à toutes les familles d'autistes du jour au lendemain. Ils ne sauraient plus où aller», expliquait Jill Escher, la présidente de l'Autism Society of the San Francisco Bay Area.

Interviewé par le San Jose Mercury News, un professeur de droit à l'université de Berkeley s'étonnait que ce cas soit allé jusqu'à un tribunal, car selon lui, la situation aurait dû être réglée via médiation.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte