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Une masse d'eau chaude dans le Pacifique dérègle le climat et la faune en Amérique du Nord

Une baleine au large de l'Alaska (REUTERS/Lucas Jackson)

Une baleine au large de l'Alaska (REUTERS/Lucas Jackson)

Elle s'étend du Mexique à l'Alaska. La température y est deux degrés supérieure aux eaux alentours.

Une grosse masse d'eau chaude –on parle ici de 2.000 kilomètres de long sur 1.600 kilomètres de large– voyage actuellement dans l'océan Pacifique, au large de l'Amérique du nord. Le scientifique qui a découvert ce phénomène en 2013, Nicholas Bond, l'a baptisé «the Blob», la masse informe, et les raisons de son existence demeurent mystérieuses. 

Le site de la chaîne canadienne CBC explique que, pour la première fois, des poissons tropicaux ont été repérés au large de Vancouver. À l'intérieur de cette poche aquatique, qui s'étend du Mexique jusqu'à l'Alaska, les températures sont environ deux degrés plus hautes que la normale, et on y trouve des espèces vivant dans des eaux plus chaudes, comme les balistes, certains requins, des baleines pilotes et des louvareaux.

Des baleines mortes au large de l'Alaska

Dans la poche réchauffée, certains aliments restent en profondeur et inaccessibles aux poissons de grande taille, ce qui perturbe la chaîne alimentaire. Les saumons et les oiseaux de mer, qui se nourissent de plancton venant d'eaux froides, sont particulièrement affectés.

Selon des scientifiques cités par la CBC, cette poche d'eau chaude pourrait expliquer pourquoi depuis mai, une vingtaine de baleines ont été retrouvées mortes au large de la Colombie Britannique et de l'Alaska. Les eaux chaudes ont contribué au développement d'algues toxiques qui contaminent le krill et les sardines et empoisonnent les baleines qui les mangent. 

Sécheresse et feux de forêt

Le climatologue Nicholas Bond expliquait à Vice que cette masse d'eau chaude était aussi en partie responsable de la sécheresse en Californie et des vagues de chaleur qui ont causé de nombreux feux de forêt en Colombie-Britannique.

Selon lui, il n'y a pas de lien clair entre le «blob» et le réchauffement climatique, mais il pense que des conditions climatiques turbulentes similaires à celle provoquées par le blob deviendront la norme.

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