Tech & internet / Économie

Pour le patron d’Uber, «toutes les voitures devraient être Uber»

Temps de lecture : 2 min

Selon Travis Kalanick, à l'avenir, plus personne n'aura d'intérêt à posséder sa propre voiture.

Travis Kalanick en juin 2015 à San Francisco. REUTERS/Robert Galbraith
Travis Kalanick en juin 2015 à San Francisco. REUTERS/Robert Galbraith

Uber, la société valorisée à 50 milliards de dollars qui bouleverse le secteur des taxis et des voitures avec chauffeur depuis sa mise en service en 2010, était encore le 16 septembre l’objet de la colère des taxis européens, qui ont manifesté dans Bruxelles. Le même jour à San Francisco, lors d’une conférence publique, le patron d’Uber Travis Kalanick s’est exprimé sur l’avenir des transports urbains et le rôle que sa société était amenée à jouer. Et il a fait une annonce qui donne la mesure de ses ambitions:

«Toutes les voitures devraient être Uber.»

Dans la droite ligne des principes de la «sharing economy», Uber considère que la propriété personnelle d’une voiture n’aurait plus d’intérêt à l’avenir, puisqu’elle ne sert pas tout le temps, et qu’il deviendrait moins onéreux de déléguer cette gestion du transport. À Uber, bien entendu.

Il répondait à une question sur l’opportunité pour sa société de proposer des courses réservées à l’avance par le client, et s’est amusé du fait qu’on ne «réserve» pas de temps à l’avance pour prendre une douche. Or, la question des transports devrait selon lui être fluidifiée et devenir un service aussi banalisé que l’eau courante; plus de friction, plus d’attente. Dans ce monde idéal selon Travis Kalanick, chaque habitant devrait pouvoir se mouvoir librement aussi facilement qu’il peut prendre une douche quand il le désire.

Moins d'embouteillages et de pollution

L'entrepreneur a, par ailleurs, affirmé qu’une ville dans laquelle toutes les voitures seraient «uberisées» ne connaîtrait plus de problèmes d'embouteillages ni de manque d'espaces de parking, et serait moins polluée. Un monde dans lequel ne subsisteraient que deux types de personnes: les clients d’Uber, et les chauffeurs d'Uber. Puis, dans quelques décennies, les voitures sans chauffeur devenant la norme, les prix du transport baisseraient tellement que même les plus pauvres pourraient bénéficer du service...

Déjà présent dans 60 pays, avec des arrivées sur le marché qui créent souvent des conflits juridiques et des heurts avec les sociétés de taxi traditionnelles, Uber souhaite étendre sa domination à la planète, et être présent à chaque coin de rue, souligne le site CNet, de la petite ville américaine au Moyen-Orient en passant par l'Afrique.

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