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Des enfants syriens dessinent la guerre et leurs craintes pour le futur

Scène dessinée par un enfant syrien à Damas Crédits: CAFOD.

Scène dessinée par un enfant syrien à Damas Crédits: CAFOD.

Les productions des enfants réfugiés en Macédoine, qui ont dessiné leurs rêves, sont un peu plus positives.

En Syrie, environ 5,6 millions d'enfants endurent chaque jour les bouleversements de la guerre dans leur pays, d'après l'Unicef. Dans la capitale, Damas, l'agence d'aide CAFOD soutient des projets psychosociaux pour les aider à surmonter les douloureuses expériences qu'ils ont pu vivre.

Une partie de ce programme de «réhabilitation» consiste à les encourager à dessiner, jouer ou fabriquer des marionettes, afin qu'ils expriment leurs émotions, rapporte The Independent.

Cette fois, les enfants ont été invités à «dessiner leurs craintes pour l'avenir». Un feutre noir pour les kalachnikov, un rouge pour les mares de sang, la violence de la guerre s'exprime brutalement dans leurs œuvres naïves.

«Les enfants sont comme des éponges qui absorbent toute la guerre et la gardent à l'intérieur. Les tueries, les destructions, la peur et la perte des gens aimés s'ancrent profondément en eux», raconte Sandra Awad, de l'agence humanitaire. 

«Toute une génération risque sa vie, déplore la coordinatrice de Cafod, Catherine Cowley. La communauté internationale doit redoubler ses efforts pour trouver une sortie à ce conflit».

Elle rêve de «ne plus se sentir seule»

Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de quatre millions de syriens ont fuit la Syrie et se sont réfugiés à l'étranger, le plus souvent en Turquie, au Liban, en Jordanie ou en Égypte. Une partie tente également de regagner l'Europe, en passant par la route des Balkans.

Sur le trajet, d'autres associations leur viennent en aide, comme l'Unicef ou La Strada, organisation contre le trafic humain. En Macédoine, les bénévoles se chargent des réfugiés avant qu'ils prennent le train direction la frontière serbe. Chaque jour, 250 mères avec leurs enfants arrivent dans ces camps d'accueil.

Là-bas, des feuilles et des crayons ont été laissé à leur disposition. Un volontaire de l'Unicef explique à Buzzfeed.com qu'ils ont demandé aux enfants de dessiner «une chose à laquelle ils rêvent» ou «ce qu'ils espèrent pour le futur».

 
«Le garçon qui a dessiné ça m'a dit qu'il voulait être heureux.»
 
Beaucoup d'enfants ont dessiné une maison, avec des fleurs, des arbres et des bonhommes souriants.

«Une fillette a dessiné cette petite fleur jaune et m'a dit qu'elle ne voulait plus se sentir seule à l'intérieur.»

«Celui-ci a été dessiné par un enfant qui a dit qu'il voulait être avec son père, qui est en Syrie.»

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