Santé

Miss America est devenue de plus en plus maigre, et les Américaines ont fait le chemin inverse

Temps de lecture : 2 min

Depuis les années 1950, l'écart ne fait qu'augmenter.

Animation du site PsychGuides.com, capture d'écran
Animation du site PsychGuides.com, capture d'écran

Le 13 septembre, Betty Cantrell, 21 ans, a été élue Miss America 2016. La jeune femme a montré l’importance qu’elle attachait au problème de l’obsession de la minceur pathologique en affirmant, dans la foulée, que le poids n’était pas un critère déterminant tant que les femmes se situaient dans l’intervalle idéal de l’indice de masse corporelle –celui situé au-dessus de la maigreur, et au-dessous du surpoids et de l’obésité.

L’indice de masse corporelle se calcule à partir de la taille et du poids d’un individu, et son intervalle de corpulence normale se situe entre 19 et 25. Or, le site PsychGuides a réalisé un montage qui fait défiler les silhouettes des lauréates depuis 1921 jusqu’à 2015, démontrant que les grandes gagnantes du concours américain étaient de plus en plus fréquemment situées au-dessous de l’IMC.

Source: PsychGuides.

Un léger surpoids pour l'Américaine moyenne

Les premières générations de Miss étaient situées au milieu de l’intervalle idéal d’IMC et dans les années 1940 et 1950, ces femmes étaient représentatives de l’IMC moyen des Américaines. Lors des décennies suivantes, les gagnantes ont vu leur IMC baisser alors même que les femmes américaines avaient un IMC de plus en plus élevé, ce qu’a illustré le site à l’aide d’un schéma qui compare l’évolution des deux courbes.

En bleu, les courbes montrent l'évolution de l'IMC moyen des femmes de 20 à 29 ans, qui n'a fait qu'augmenter au fil des ans et se trouve à présent dans la zone du surpoids léger. En jaune, les points qui représentent les Miss America suivent une courbe qui part de la limite basse de l'IMC idéal, pour s'aventurer de plus en plus fréquemment dans la zone du souspoids.

Source: PsychGuides.

Comme le rappelle le site, de nombreuses études ont montré qu’à l’adolescence, le niveau d’insatisfaction du corps dépend en partie de l’image idéale qui est projetée dans les médias et en particulier à la télévision.

Slate.fr

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