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Consommer des actualités négatives au réveil est mauvais pour la santé

014/365 - day n nite | Keirsten Marie via Flickr CC License by

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D'après une étude, les personnes soumises aux mauvaises nouvelles relayées par les médias sont susceptibles d'être davantage déprimées pendant leur journée de travail.

Crise des migrants, France inhospitalière, Europe désunie et croissance toute timide... Vous avez parfois l'impression qu'écouter ou regarder les infos le matin vous sape le moral pour le reste de la journée. Des chercheurs américains se sont penchés sur la question et ont trouvé que le rapport entre consommation de mauvaises nouvelles et sentiment de tristesse n'est pas qu'une impression, comme le rapporte le site HNGN. D'après cette étude supervisée par l'Institute for Applied Positive Research et Ariana Huffington, la dirigeante du Washington Post, les personnes exposées aux «mauvaises ondes» de l'actualité sont plus susceptibles à 27% d'être crispées ou déprimées pendant leur journée de travail. 

L'étude consistait à observer une groupe de 110 personnes. Une partie consommait des actualités déprimantes avant 10 heures du matin, quand l'autre partie regardaient trois minutes d'histoires heureuses ou de réussite. L'ensemble des participants répondaient six heures plus tard à un sondage sur leur humeur et leur niveau de stress. 

Sentiment d'impuissance

Selon les chercheurs, cette tristesse provoquée par les actualités sombres découle de notre sentiment d'impuissance. HNGN rapporte les propos d'un des chercheurs à la Harvard Business Review

«Nous pensons que les nouvelles négatives influencent la manière dont nous appréhendons notre tavail et les challenges que nous rencontrons au bureau, parce qu'elles donnent une représentation de la vie dans laquelle notre attitude n'a pas d'importance. Les histoires rapportées par l'actualité évoquent des problèmes de notre monde face auxquels on ne peut pas faire grand chose, ou même rien du tout.»

Pour lutter contre cela, les chercheurs ne recommandent pas de devenir un ours qui se tiendrait à distance de l'actualité, mais plutôt d'éviter de se baigner dès le saut du lit dans un marasme d'infos déprimantes. Mieux vaut commencer la journée par de petites histoires positives de manière à ce que nous contrôlions notre consommation d'actualité «plutôt qu'elle ne nous contrôle» pour reprendre les mots des chercheurs.

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