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Grâce à Twitter, on a regardé la télé pendant une semaine sans regarder la télé

Claire Chazal lors de son dernier JT sur TF1, le 13 septembre, et quelques tweets qui l'ont salués.

Claire Chazal lors de son dernier JT sur TF1, le 13 septembre, et quelques tweets qui l'ont salués.

Nos piaillements numériques sur (et contre) les émissions sont presque devenus un phénomène culturel.

Impossible de passer à côté. Aujourd'hui, chaque émission télévisée à son hashtag Twitter dédié, qu'elle martèle à l'antenne: #LGJ, #LPJ, #SS9, #28min, #TellementVrai, #TPMP, #ONPC... On nous encourage à réagir sur le réseau social, à envoyer nos blagues, nos commentaires, nos questions.

Peu importe que les gens soient devant leur télévision ou non, ils semblent adorer parler de ce qu'il ne regardent que d'un œil et participer au bruit médiatique dont raffolent les chaînes. Le flot de tweets négatifs autour du retour du «Grand Journal», qui bat des records de profondeur en terme d'audience, en est la preuve. Même chose quand Claire Chazal a fait ses adieux sur TF1: de moins en moins de spectateurs regardaient son JT, c'était l'une des raisons de son départ, mais tout le monde s'est empressé de tweeter son émotion face à cette fin de règne. Pourquoi les chaînes poussent-elles les gens vers ce réseau social, réputé pour être le nid de la hate?

Pour tenter de répondre à cette question, nous avons décidé de passer une semaine (du lundi 7 au dimanche 13 septembre) à regarder la télé sur Twitter, pour comprendre ce qui motive vraiment ces téléspectateurs-internautes. Une épreuve bien plus difficile que prévu.

1.Lundi: «Cash Investigation»Noix de cajou et carrière pathétique

Lundi soir signait le retour d’une émission phare du service public, «Cash Investigation». Présenté par Elise Lucet, le magazine d’enquête promet ce soir-là des révélations sur les connivences entre des politiques de tout niveau et les régimes dictatoriaux d’Azerbaïdjan et du Kazakhstan. 

Ce que l'on a appris sur Twitter

À voir le fil #cashinvestigation sur Twitter, on devine un public adulte, engagé, mais pas seulement. 

Personne n'est étonné, toute la classe politique en prend pour son grade. Les gens interpellent directement les élus sur le réseau social, des appels évidemment laissés sans réponse. Sollicitée par la présentatrice de l’émission sur un possible conflit d’intérêts, Rachida Dati a préféré partir en expliquant que la carrière de journaliste de son interlocutrice était «pathétique». La vidéo de la scène avait déjà tourné en ligne quelques jours auparavant, pour faire monter la sauce (et l’indignation), et Twitter s’en est donné à coeur joie pour moquer la défense de la député européenne.

Bien sûr, l’émission reste difficile à suivre, il faut régulièrement stopper le flux, remonter soi-même la timeline et tenter de reconstruire le reportage à partir de tweets souvent elliptiques. Par exemple, on ne comprend pas les références aux noix de cajou ou encore les allusions sexuelles de certaines personnes interviewées. Mais le compte officiel de l’émission est très utile et permet de suivre le déroulé de l’émission, tout en proposant des contenus additionnels.

Les messages de remerciements et de félicitations (et les demandes en mariage) sont nombreux: chacun tient à saluer Elise Lucet et ses journalistes pour la qualité de ce programme diffusé sur une chaîne publique.

Ce que l'on a retenu

La classe politique française, tout courants confondus, a récolté une nouvelle fournée de casseroles.

«Cash Investigation» mérite qu’on la regarde en direct, sur sa télévision, quitte à se coucher à une heure du matin.

Une fois par semaine, pendant deux heures, le journalisme n’est plus la profession la plus détestée de France.
 

2.Mardi: «Le Grand Journal» contre «Touche pas à mon poste»Touche pas à mes jeunes

La quotidienne de Cyril Hanouna, «Touche pas à mon poste», n’est pas une émission comme une autre. Il suffit de regarder #TPMP pour réaliser qu'il s'agit d'un véritable feuilleton, une histoire à l’eau de rose.

Ce que l'on a appris sur Twitter

Les fans sont là par milliers, et ils connaissent par cœur chaque personnage (aussi appelé «chroniqueur»), ses défauts, ses qualités, ses marottes (le «Tu l’as vu? Quoi? Mon cul» de Gérard Louvin est devenu légendaire). Personne ne parle vraiment du sujet, mais tout le monde parle des chroniqueurs qui parlent du sujet. Les mots clefs défilent, les compteurs s’affolent, mais Twitter ne nous apprend rien.

Cyril Hanouna a réussi à monter une armée de fans, «ses petites beautés», qui ne ratent jamais les deux heures d’émission quotidienne. Des milliers de tweets reprennent chaque jour ses hashtags loufoques (#BenaimDePlusEnPlusBelle), ses vannes ou ses jeux-concours. L'émission assume pleinement le public qu’elle cible.

En face, sur la grande sœur Canal+, l'ambiance de #LGJ, la timeline du «Grand Journal», est complètement différente. Avec le départ d’Antoine de Caunes, le ménage opéré par le nouveau boss de Canal+ Vincent Bolloré et une nouvelle version préparée dans l’urgence, on ne donnait pas très cher du «Grand Journal» version Maïtena Biraben.

Décor, ton, séquences, coiffure de la présentatrice,... Rien ne plaît, les messages bienveillants et encourageants sont extrêmement rares.  

À lire les tweets, il apparaît assez vite que l'émission souffre surtout de sa tentative de grand écart générationel. D’un côté, elle invite Hervé Morin pour parler de la crise des migrants, et de l’autre, elle consacre le moment fort à deux YouTubeurs, Cyprien et Squeezie, que la plupart des adultes ne connaissent pas mais dont une partie des adolescents raffole.

Le mélange sérieux et «lol», hérité du défunt «esprit Canal», ne prend pas, ne prend plus. Fallait-il vraiment inviter une petite fille sur le plateau pour poser ce genre de question?

Ce n’est donc pas un hasard si l’on apprend quelques jours plus tard que l’émission version Biraben a réalisé sa plus mauvaise audience depuis presque dix ans (611.000 personnes, soit presque deux fois moins que «Touche pas à mon poste» et son 1,1 million de téléspectateurs).

Ce que l'on a retenu

Matthieu Delormeau, ex-animateur de NRJ 12, est le vilain petit canard de «Touche pas à mon poste».

Michèle Laroque joue sûrement dans une nouvelle pièce ou un nouveau film. En tout cas, elle a une actu.

Squeezie a 19 ans.

«Le Grand Journal» a du souci à se faire. 

3.Mercredi: «Les Anges» contre «Secret Story»Barbara devait-elle se teindre les cheveux?

«Les Anges» sont à la télé-réalité ce que Michael Jordan et Larry Bird étaient au basket, c’est-à-dire des All Stars, la crème de la crème, le haut du panier… Bref, les big boss de la discipline.

Ce que l'on a appris sur Twitter

À en croire les timelines #LesVacancesDesAnges et #LVDA, la seule fonction des candidats est d'être jugé par les téléspectateurs. Une cabale est lancée au bout de quelques secondes à peine contre une certaine Barbara, lors d’une séance de sport. Son tort: se teindre les cheveux en rouge. Impardonnable.

Si l’on met de côté les tweets raillant le physique et l’attitude des candidats, les commentaires sur les intrigues pseudo-amoureuses et les «clashes» entre doyennes et jeunes candidats, la timeline devient bien maigre.

Le flot devient même incompréhensible: personne ne veut nous expliquer pourquoi l’une des doyennes a crié au scandale quand l’un de ses jeunes camarades a refusé de lui éplucher sa pêche.

Nous décidons de zapper vers la timeline de «Secret Story» (#SS9), la grande télé-réalité des années 2010, diffusée sur TF1 et NT1.

Là encore, c’est le drame: un flot de tweets et de retweets nous submerge littéralement. Pas un dixième de seconde ne passe sans qu’un téléspectateur ne partage sa colère, ses peines ou ses coups de cœur. Un rapide coup d’œil sur Topsy nous montre que «Secret Story» comptera ce jour-là près de 75.000 messages postés sur le réseau social (les soirs de prime, il y en a 250.000).

Difficile de comprendre ce qui se passe sous nos yeux. Il nous a fallu enquêter pendant vingt bonnes minutes, relier les tweets et comprendre que la production de l’émission a ficelé une intrigue amoureuse digne des meilleurs épisodes des Frères Scott.

Que les fans se rassurent, la production a tout prévu: Emilie pourra mettre fin à sa mission vendredi en direct, pile pendant le grand prime hebdomadaire. De quoi s'assurer que personne ne zappe ce soir-là.

Ce que l'on a retenu

Les néologismes poétiques d’un certain Eddy («Faucon d’avoine»)

Ne jamais se tendre les cheveux en rouge sous peine d’avoir le front en sang quand il fait chaud.

L’extrême habileté de TF1 et de NT1, qui savent analyser les tweets des téléspectateurs pour mieux jouer avec leurs sentiments et leurs attentes.

Le conseil «Va faire un massage à une autre fille pour rendre ton ex jalouse» ne marche pas.

Emilie va gagner «Secret Story 9».

4.Jeudi: «Le Petit Journal» contre «28 Minutes»Information et infotainment

 

Après 20 heures, au-delà des JT des grandes chaînes, un petit duel se déroule entre le moqueur «Petit Journal» sur Canal+ et le très sérieux «28 minutes» sur Arte.

Ce que l'on a appris sur Twitter

Première surprise, la timeline #LPJ, dédiée au «Petit Journal», que l’on pensait peuplée de jeunes fans, est assez vide. Pas besoin de stopper le défilement, on suit les tweets sans difficulté: la cravate de Yan Barthès, le reportage sur Marine Le Pen, les accusations de démagogie, le fangirling sur Martin Weill, la saga des Lopez, tout y est.

Mais ce qui est intéressant ici, c’est de voir que les jeunes internautes parlent politique. Bien sûr, beaucoup de messages contiennent des «mdr» et des «ptdr», et la plupart s’en prennent avant tout à Marine Le Pen. Mais contrairement au «Grand Journal», «Le Petit Journal» semble avoir trouvé le ton nécessaire pour susciter l’intérêt des jeunes téléspectateurs.

Lors du reportage de Martin Weill, qui suivait des migrants tentant la traversée de la Méditerranée, le ton des tweets est tout de suite beaucoup plus sérieux et de nombreux jeunes remercient le jeune journaliste pour ce reportage qui «ouvre l’esprit». L’un d’entre eux va même se servir de l’outil «partage de séquence» de Canal+ pour extraire un passage du reportage et le publier directement sur Twitter.

Au même moment, mais sur la chaîne Arte, un tout autre public regarde «28 minutes», l’excellent journal présenté par Élisabeth Quin, et la teneur des tweets sur #28min est extrêmement sérieuse.

Pas d’emojis dans les messages, mais du «libéral», du «code du travail», de la «guerre». Le compte de l’émission est très actif: il tweete de nombreuses citations des invités et permet de suivre les débats, qui portent ce soir-là sur la crise des réfugiés et la réforme du code du travail.

Les spectateurs tweetent peu mais tweetent bien. Un peu comme lors de la soirée «Cash Investigation», ils postent des réflexions qui alimentent le débat, des questions et parfois même des graphiques de l’OCDE.

La timeline #28min est sûrement la plus intéressante que l’on ait vue cette semaine. Sans être inondée de tweets, elle propose des contenus précis, concis et enrichissants, à l’image de l’émission.

Ce que l'on a retenu

Les jeunes (ou en tout cas une partie des jeunes sur Twitter) s’intéressent à la politique.

Martin Weill a autant de succès que les membres des One Direction.

Certains fils Twitter ne sont pas noyés et proposent des débats souvent très intéressants.

5.Vendredi: PSG-BordeauxLes blagues passent à la Trapp

Regarder un match avec Twitter, c'est presque devenu une habitude. Regarder un match sur Twitter, et sans sa timeline habituelle, c'est un peu différent.

Ce que l'on a appris

Suivre un match avec le bon hastag est à la fois très simple et compliqué. Très simple parce que parmi tous les tweets, il est facile de trouver quelqu'un qui décrit l'action en cours ou qui vient de se terminer. Compliqué parce qu'il faut trouver ce bon tweet au milieu de tous les autres.

Le supporter est chambreur. Côté parisien, on s'attend à un score de tennis (le match se finira sur un 2-2) et en on profite bien pour chambrer les Bordelais, obligés de se rendre au stade en métro après la panne de leur bus. Côté bordelais, on n'a pas beaucoup d'espoir, mais on a de l'humour.

Même sans avoir @philousports, alias le Zidane du GIF, dans cette timeline, on se retrouve quand même avec quelques GIFs et courtes vidéos. En fait, il faut tout juste quelques secondes pour voir les actions, les boulettes et les buts. Il y a toujours quelqu'un pour filmer son écran, faire un Vine et balancer la vidéo. Oui, c'est moche –et c'est supprimé très vite–, mais ça aide.

Ce que l'on a retenu

Le PSG –qui souhaite s'internationaliser autant que possible– tweete en sept langues différentes. Dont l'indonésien.

Tout le monde fait la même blague au même moment. En hommage aux erreurs du gardien du PSG, les gens ont décidé de zapper l'originalité. D'habitude, on la voit une ou deux fois dans notre timeline. Là c'est un flot continu de jeux de mots sur Trapp, qui passe à la trappe, n'atTrappe pas le ballon ou se fait marabouter par Sirigu.

Haha.

6.Samedi: «On n'est pas couché»Qui a compris Yann Moix?

Samedi soir. Pendant que certains décident d’enchaîner les pintes, Laurent Ruquier présente sa dixième saison d’«On n’est pas couché». Sur Twitter, certains attendent le rendez-vous religieusement, d'autres trépignent. Au programme, Guy Bedos, Michel Sardou, Marie-Anne Chazel et Cécile Duflot.

Ce que l'on a appris sur Twitter

Comme pour «Touche pas à mon poste», il est assez difficile de suivre la conversation. Les tweets sont nombreux, mais peu retranscrivent ce qui est dit à l’exception de quelques phrases. On sait qui est l’invité, qui est en train de parler, mais on sait rarement ce qui est dit. Les gens préfèrent commenter et participer à leur façon à la conversation plutôt que rapporter le discours. On en ressort avec une sensation de trame décousue, même si le compte de l’émission permet de garder le cap.

Les internautes passent également beaucoup de temps à s’en prendre aux invités et/ou aux chroniqueurs. Et celui qui souffre le plus de ces critiques, c’est Yann Moix, qui se fait allumer en permanence pour sa supposée prétention et autosatisfaction. Pour beaucoup, son discours alambiqué est incompréhensible. Il a bien entendu quelques fans, mais l’écrasante majorité refuse de l’écouter.

Les internautes sont également assez politisés. Le choix des invités, des personnalités présentes dans le flop 10… Pour une partie non négligeable des twittos, l’émission n’est pas neutre, fait la promotion de la gauche. Elle subit donc de violentes critiques pendant plus de deux heures, quand certains n’annoncent pas simplement refuser de la regarder (tout en twittant avec son hashtag, bien sûr).

Et puis il y a ces tweets sans aucun rapport, avec des gens qui essaient de faire leur propre promo en profitant de ce hashtag extrêmement populaire.

Ce que l'on a retenu

Les gens adorent détester l’émission, à tel point qu'ils y consacrent tout leurs samedis.

Lire un tweet qui parle des «Lacs du Connemara» vous met immédiatement la chanson dans la tête. Ce qui risque de marcher avec ce texte également. De rien.

3h30 d'émission, c’est long. Très long.

Un homme a changé d’avis sur Internet grâce à ONPC.

7.Dimanche: dernier JT de Claire ChazalLa France en larmes

Dimanche soir, impossible de passer à côté de l’événement média de ce début de rentrée. Claire Chazal, pilier du JT de TF1 depuis 24 ans, a été remercié par la direction, qui voulait «rajeunir» l’antenne et pallier à la baisse de l’audience de son édition dominicale.

Ce que l'on a appris sur Twitter

Le départ de la présentatrice a été un pied de nez à ses patrons: ses adieux auront été suivis par 11,7 millions de personnes.

Sur #TF1, tous saluent l’élégance de la présentatrice et font part de l’émotion, de leur souvenir d’enfance parfois, quand son visage squattait déjà les tubes cathodiques, ou carrément du chamboulement qu’ils sont en train de vivre.

On a assisté à la couverture en direct d’un «événement» à l’importance nationale. En quelques secondes, des photos sont mises en ligne, des citations sont reprises, nous permettant de suivre ce qui se passent à l’écran mais pas seulement. Certains journalistes présents dans les locaux nous permettent même de voir au-delà de l’écran.

Et quand Claire Chazal se lance dans son discours de remerciement final, quelques instants suffisent pour retrouver des vidéos sur le réseau social.

On ne saura rien ou presque du contenu du journal (un peu de basket, un peu de culture), mais peu importe, grâce à Twitter, on a tout manqué de l'info, mais rien manqué de l'évènement, à l’écran comme en dehors.

Ce que l'on a retenu:

Claire Chazal est «élégante», «distinguée», «classe», «belle», «charmante». Ah et «professionnelle».

Les Français regardent encore le JT.

Patrick Poivre d'Arvor est rancunier.

***

On ressort rincé d'une semaine comme celle-ci. Jamais la notion d'infobésité n'a été aussi palpable. Les tweets ont défilé sous nos yeux, et pourtant, bien souvent, c'était le vide qui régnait. Toute restitution fidèle de ce que des milliers de gens voyaient à notre place est quasiment impossible.

Qu'importe, l'important ne se trouve pas dans l'écran, mais chez celui ou celle qui le regarde.

Bien sûr, les téléspectateurs également présents sur Twitter ne représentent qu'une petite partie de l'audience, et une grande partie d'entre eux ne se sert surtout de Twitter comme d'un défouloir. Tout n'est pas bon dans l'oisillon. Mais les hashtags nous permettent de sortir de notre fil Twitter habituel, où l'on ne retrouvait que des comptes qui nous intéressent et qui, par conséquent, vont dans notre sens. Ces timelines permettent un autre type d'expérience, assez voyeuriste mais inédite: Twitter nous donne accès au salon de milliers de Français, nous garde une place au chaud sur le canapé et nous permet de sortir de notre propre cadre filtré et personnalisé.

On a ainsi découvert un autre monde, où l'adolescent s'intéresse aussi bien à la télé-réalité qu'à la politique, un autre peuplé de fans de foot chambreurs mais passionnés, ou encore un dernier, plus petit, mais où chacun tente d'apporter sa pierre à l'édifice du débat d'idées. Et à une époque où les algorithmes nous enferment dans notre petite bulle de comfort, changer d'environnement grâce à un simple clic est un luxe qu'on devrait s'accorder plus souvent, que l'on parle télévision ou non. Et en plus, pas besoin de payer une redevance pour ça.

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