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Brûler toutes les réserves de combustibles fossiles ferait fondre l’Antarctique

Antarctica: melt pool Eli Duke via Flickr CC License by

Antarctica: melt pool Eli Duke via Flickr CC License by

Que se passerait-il si l’on brûlait tout le réservoir de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz)... de la Terre ? Des scientifiques se sont posés cette question dans un article publié, vendredi 11 septembre, dans la revue scientifique Science Advances. Et selon eux, le résultat serait la fonte complète des glaces de l’Antarctique. 

«Si l’on brûle tout, on fera tout fondre», a ainsi résumé Ken Caldeira, un climatologue de la Carnegie Institution for Science. Comme l’explique l’AFP:

«Brûler toutes les réserves accessibles de charbon, de pétrole et de gaz naturel, entraînerait des émissions de CO2 (dioxyde de carbone) d'environ 10.000 milliards de tonnes, ont calculé ces chercheurs.»

Avec quelques collègues, raconte NPR, Ken Caldeira a utilisé une estimation des énergies fossiles qui existent toujours pour créer des simulations informatiques.

«Ils ont découvert que si la tendance se poursuit, le niveau des mers va augmenter de 60 à 90 centimètres lors de ce siècle. Ensuite cela ira encore plus vite, estime Caldeira. "Et l’on aura quelque chose comme une augmentation du niveau des mers de 30 mètres au cours du prochain millénaire, ce qui veut dire que l’on devra abandonner la plupart des villes majeures."»

En clair: New York, Londres, Paris, Rome ou encore Tokyo.

Si des glaces de l'Antarctique vont inévitablement fondre au cours des prochaines années, leur contribution «à la montée des océans dans le futur se limitera probablement à quelques mètres si le réchauffement planétaire n'excède pas 2 degrés Celsius par rapport à la période préindustrielle», indique l’AFP.

«Dépasser ce seuil finirait par déstabiliser les glaces de l'ouest et de l'est de l'Antarctique, ce qui provoquerait une élévation du niveau des océans et dévasterait les régions côtières partout sur le globe et ce pendant des millénaires.»

Newsweek n'est pas vraiment plus rassurant sur le sujet:

«Des experts ont déjà considéré comme étant "dangereuse" la possibilité d'avoir un réchauffement supérieur à 2 degrés Celsius, et ont appelé un réchauffement de 4 degrés un scénario "catastrophique". Un monde où il ferait 9 degrés de plus serait complètement différent et peut-être même inhabitable.»

Le New York Times détaille, de son côté, que s’il y a très peu de chance que les énergies fossiles —et le charbon, par exemple— soient entièrement exploitées, cette étude est «un nouveau rappel que montre que les choix énergétiques faits aujourd’hui auront des répercussions pour les milliers d’années à venir.»

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