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Un jeune architecte anglais veut construire des cabanes pour les sans-abri

Le nombre de sans-abri explose à Londres. Environ 7.600 personnes dorment régulièrement dans les rues de la capitale britannique, d'après le réseau d'information sur les sans-abri CHAIN, soit 16% de plus qu'en 2014. Un jeune architecte anglais propose une «une solution temporaire à la crise des sans-logis à Londres» très originale pour permettre aux SDF de passer la nuit dans un lit, à l'abri du vent et de la pluie, rapporte le quotidien allemand Der Tagesspiegel. James Furzer, 26 ans, veut construire des cabanes en bois pouvant être fixées à quelques mètres au-dessus des trottoirs sur les façades d'immeubles:

«Ces boîtes sont en contreplaqué encadré de métal. Elles seraient dotées d'une fenêtre donnant sur la rue et peuvent accueillir jusqu'à deux personnes. Une échelle rétractable permet d'y accéder. […] Seuls un matelas et un rangement doivent se trouver à l'intérieur des boîtes –ni électricité, ni accès à l'eau, car ces chambres ne sont pas conçues comme un logement permanent. Elles doivent constituer un abri sûr, chaud et sec dans lequel les personnes qui en ont besoin peuvent passer quelques heures.»

L'entretien des cabanes pourrait être confié à des organismes de charité, suggère James Furzer, qui a déposé son projet au mois d'août sur une plate-forme de crowdfunding dans le but de financer la construction d'un prototype. Mais «Homes for the Homeless» peine à recueillir des dons, fait remarquer le quotidien:

«Jusqu'à présent, l'architecte a reçu 725 livres en 22 jours, soit 10% du montant visé. […] Le montant visé a été abaissé à 7.000 livres [il était de 15.000 livres au départ].»

Ces cabanes en hauteur sont une réponse au mobilier urbain dit «défensif» auquel ont recours de plus en plus de commerçants londoniens, et notamment les pointes de métal plantées dans le ciment pour empêcher les sans-abri de s'asseoir ou de dormir devant les devantures des magasins. Cet été, un collectif d'artistes a d'ailleurs mené une action dans les rues de Londres pour protester contre cette «architecture hostile», comme le rapportait le quotidien britannique The Independent. Les artistes avaient recouvert les surfaces cloutées de matelas confortables et de petites bibliothèques destinés aux sans-abri.

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