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Ils passent une semaine alités à manger burgers et pizzas pour les bienfaits de la science

Burger | stu_spivack via Flickr CC License by CC

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Les cobayes ont pris plus de trois kilos en une semaine et ont considérablement augmenté leur risque de diabète.

C'est peut-être le rêve de beaucoup, mais il tourne irrémédiablement au cauchemar: six hommes n'ont mangé que des burgers, des pizzas et de la nourriture grasse pendant une semaine, sans aucune activité physique, dans le cadre d'une étude sur le diabète, rapporte la revue New Scientist

Alités à l'hôpital, où l'on veillait à ce qu'ils ne fassent aucune activité physique, ils ont ingurgité un régime à 6.000 calories par jour. Des modifications sont évidemment rapidement apparues dans leur organisme: ils ont pris 3,5 kilos en une semaine et ont développé en deux jours seulement une résistance à l'insuline. Comme l'explique Science of us, le blog dédié à la science du New York Times, c'est cette résistance qui intéresse les chercheurs de la Temple University car elle est responsable du diabète. 

Lorsque nous mangeons, le niveau de glucose dans le sang augmente, rappelle New Scientist. Notre corps répond à cette augmentation en produisant de l'insuline, chargée d'absorber l'excès de glucose. Francis Stephens, un médecin de l'université de Nottingham qui n'a pas pris part à l'étude mais qui est spécialiste des maladies liées au métabolisme, précise que, quand on développe une résitance à l'insuline, on devient «de facto diabétique».

Le rôle déterminant des stress oxydants

En analysant l'urine des patients, les chercheurs ont pu identifier le facteur déterminant de cette résitance à l'insuline. Contrairement à ce que l'on pensait, celle-ci proviendrait de l'augmentation des stress oxydants dans l'organisme. Ceux-ci modifient le fonctionnement d'une protéine appelée GLUT4, qui est chargée de transporter le glucose jusqu'aux muscles et aux tissus adipeux. Ils modifient aussi par extension la manière dont cette celulle traite l'insuline. 

Même si les participants de l'expérience devront très certainement attendre quelques mois pour récupérer leur poids initial d'après Stephens, le docteur Guenther Boden se dit très satisfait de cette découverte, qui pourrait bénéficier en retour aux amateurs de régimes caloriques: «Il est théoriquement possible qu'ajouter des antioxydants à un gros repas limite ses effets sur la santé», avance-t-il.

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