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Un joueur d'échecs italien équipé d'une caméra miniature à son pendentif pris en flagrant délit de triche

library chess set / liz west via Flickr CC License By

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Avec le développement des nouvelles technologies, la tentation de se faire aider est de plus en plus grande.

Arcangelo Ricciardi, un joueur d’échecs amateur de 37 ans, a été disqualifié du tournoi international d’échecs d’Imperia en Italie, après avoir été repéré en train de tricher. L’homme portait un pendentif sous sa chemise, qui cachait une caméra connectée à une petite boîte placée sous son aisselle. La vidéo était probablement utilisée pour transmettre ses jeux à un complice ou à un programme informatique d’échecs, qui lui suggérait alors les prochains mouvements. 

Le joueur s’est défendu en affirmant que cet équipement n’était qu’un porte-bonheur, sans convaincre l’arbitre qui l’a repéré grâce à des clignements d’yeux fréquents, qui étaient selon lui une manière de décrypter une communication en morse. Les organisateurs ont découvert son équipement grâce à un détecteur de métaux. 

Une appli consultée depuis les toilettes

Le prix du festival d’Imperia n’est que de 1.000 euros pour le vainqueur, et la fédération italienne d’échecs, qui porte plainte contre lui pour fraude, pense qu’il testait ce dispositif de triche pour un autre joueur plus expérimenté, qui aurait pu l’utiliser dans de plus gros tournoi.

Suspendus pour avoir utilisé des textos, un ordinateur à distance et des signes codés pour battre leurs adversaires

En avril, un grand-maître géorgien de 25 ans a été disqualifié d’un tournoi à Dubaï quand les organisateurs ont trouvé un iPhone contenant une application d’échecs, que le joueur avait caché aux toilettes où il se rendait fréquemment, poursuit le Washington Post.

En 2011, un grand-maître d’échecs de 20 ans, son co-équipier et le chef de l'équipe ont été suspendus par la fédération nationale pour avoir utilisé des textos, un ordinateur à distance et des signes codés pour battre leurs adversaires.

À la portée de tous

À mesure que les capacités de calcul informatique se sont améliorées, les techniques de triche aux échecs se sont multipliées: aujourd’hui, un simple iPhone peut renfermer une application aussi puissante que l’ordinateur Deep Blue d’IBM en 1997, quand il a battu pour la première fois le champion du monde d’échecs Gary Kasparov.

Comme l'expliquait dans le Washington Post Nigel Short, qui a été troisième joueur mondial, une appli de smartphone rend la triche aux échecs à la portée de tous: 

«Mon chien pourrait gagner un grand tournoi d'échecs en utilisant un de ces outils. Ou ma grand-mère. Tout le monde pourrait le faire.»

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