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Les autorités américaines convoitent un accès total et en direct à nos données électroniques

Une simulation d'appel de la NSA à Merkel (REUTERS/Kai Pfaffenbach)

Une simulation d'appel de la NSA à Merkel (REUTERS/Kai Pfaffenbach)

Les géants de la high-tech tentent de préserver une partie des informations secrètes. La justice les suivra-t-elle?

Le conflit entre Apple, Google et l'administration américaine qui aimerait bien pouvoir mettre la main sur les données de leurs utilisateurs n'est visiblement pas fini.

Cet été, dans une enquête «impliquant des armes à feu et de la drogue, le département de la Justice a obtenu une décision de justice exigeant qu'Apple fournisse en temps réels, les messages entre des suspects utilisant des iPhones», raconte le New York Times.

«La réponse d'Apple: son système d'iMessages est chiffré et l'entreprise ne peut donc pas accéder à cette demande.»

Apple a cependant fourni des iMessages, stockés dans le cloud, et auxquels l'entreprise pouvait donc avoir accès, mais comme l'indique Gizmodo, «ce n'était pas l'espionnage en tant réel que souhaitait le gouvernement».

Seuls émetteur et récepteur voient le contenu

Les deux systèmes d'exploitation, iOS et Android ont instauré, ces derniers mois, le chiffrement des communications. Le NY Times explique bien la différence entre les deux, mais en résumé, il est normalement impossible pour les deux entreprises de remettre le contenu des communications à la justice –et ce même si une décision le lui ordonne– tout simplement parce que les seules personnes qui peuvent y avoir accès sont l'émetteur et le récepteur de ces messages. Apple et Google sont dans l'impossibilité de connaître leur contenu. Pour les autorités américaines, ainsi que quelques magistrats, ces efforts de protection de la vie privée sont dangereux.

Comme l'indique Gizmodo:

«Le combat entre Apple et le département de la justice n'est pas encore arrivé devant une cour de justice, mais de fortes tensions existent depuis un moment déjà. Par le passé, le DOJ a essayé d'utiliser le All Writs Act, une vieille loi datant du XVIIIe siècle pour forcer Apple et d'autres entreprises à fournir les données des utilisateurs.»

Une décision attendue ce 9 novembre

Mais les deux entreprises ne sont pas les seules dans ce cas. WhatsApp a récemment été pris à parti par le patron du FBI et le New York Times indique que Microsoft est également en conflit avec le département de la justice.

«L'affaire, qui doit passer devant une cour d'appel de New York, ce mercredi 9 septembre, et qui est suivie de près par des officiels de l'industrie et des défenseurs des libertés civiles a débuté quand Microsoft a refusé de se soumettre à un mandat en décembre 2013 qui lui demandait de fournir les emails d'un suspect de trafic de drogue. Selon Microsoft, des agents fédéraux doivent obtenir un mandat d'une cour irlandaise, car les emails sont stockés dans ses serveurs, à Dublin. [...]

 

Selon certains, une défaite de Microsoft permettrait aux gouvernements autoritaires –particulièrement les gouvernements russe et chinois– d'avoir un moyen d'accéder aux serveurs présents aux États-Unis. La Maison Blanche n'a toujours pas répondu à ces arguments.»

Depuis les révélations de l'affaire Snowden, les entreprises américaines essaient tant bien que mal de rassurer leurs utilisateurs, d'expliquer qu'elles protègent aussi bien qu'elle le peuvent leurs données et qu'elles n'étaient pas au courant que la NSA avait infiltré leurs réseaux.

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