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À quand la première arme de destruction massive fabriquée avec une imprimante 3D?

Imprimante 3D (REUTERS/Gary Cameron)

Imprimante 3D (REUTERS/Gary Cameron)

Des particuliers se lancent dans la fabrication d'armes en plastique indétectables. Dans quelques décennies, les groupes terroristes pourraient mettre la main sur des armes chimiques, biologiques voire nucléaires.

Il y a quelques années, un jeune étudiant texan a beaucoup fait parler de lui sur internet, après avoir posté une vidéo sur laquelle on le voyait tirer avec une 22 long rifle composée en partie de pièces de plastique réalisées grâce à une imprimante 3D accessible à un particulier. Depuis, sa société Defense Distributed a aussi mis au point des armes de poing en plastique, indétectables lors de passage sous des portiques de sécurité.

Pour les autorités américaines, cet accès des citoyens lambda aux moyens techniques de fabrication d'une arme est un problème qui s’ajoute à celui de la profusion déjà existante du marché légal. Avec le circuit alternatif des armes «DIY», faites à la maison, la police ne peut plus pister les «background checks», les vérifications de casier criminel demandées lors de l’achat d’une arme auprès d’un revendeur agréé.

Sans aucun contrôle

À présent, deux chercheurs spécialisés dans le contre-terrorisme affirment dans une interview au Washington Post que des groupes terroristes pourraient fabriquer des armes chimiques, biologiques et même nucléaires grâce à l’impression 3D d’ici quelques décennies

Le coût d'entrée pour devenir producteur d'armes de destruction massive sera réduit

Jusqu’à présent, les investissements techniques et financiers nécessaires à la mise au point des armes de destruction massives en faisait l’apanage des États. Mais de la même manière que le circuit des armes de poing faites à la maison échappe aux polices, la fabrication de ces armes de destruction massive échappera au contrôle des observateurs internationaux en même temps qu’elle réduira les coûts d’entrée pour devenir producteur.

Des organes aux hamburgers 

Suivant l'évolution de l'informatique personnelle, l'impression 3D a d'abord été un secteur industriel d'équipements très onéreux pour se démocratiser et devenir accessible au budget d'un particulier.

Techniquement, le champ de l’impression 3D est large: on produit grâce à elle des objets composés d’un métal mais aussi des composants complexes pour l’industrie, et des recherches se concentrent sur la possibilité d’imprimer des organes humains ou même... des hamburgers (certes à un prix encore trop élevé pour que McDonald’s soit menacé à court terme). Des laboratoires ont déjà réalisé des impressions au niveau moléculaire. À ce rythme, les chercheurs estiment que la production de bactéries et de produits chimiques n’est plus du domaine de la science-fiction.

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