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Les pluies provoquées par El Niño vont faire monter le prix du café

Un travailleur verse des baies de café dans une usine kenyanne en 2014 (REUTERS/Thomas Mukoya)

Un travailleur verse des baies de café dans une usine kenyanne en 2014 (REUTERS/Thomas Mukoya)

Le phénomène cyclique devrait être particulièrement corsé cette année pour certains pays d'Afrique.

Le retour du phénomène cyclique El Niño, courant chaud de l’océan Pacifique qui fait monter la température de l’eau, pourrait être le plus prononcé depuis 1950 –année de début d'enregistrement du phénomène. Les climatologues s’attendent à ce qu’il provoque des pluies torrentielles dans certaines parties de l’Afrique de l’Est, notamment dans les pays grands producteurs et exportateurs de café, l’Ouganda et le Kenya. Celles-ci pourraient abîmer les grains de café, les empêcher de sécher suffisamment après la récolte et apporter avec elles des maladies touchant les plantations. 

La plus grande chaîne américaine de cafés, Starbucks, a annoncé selon Bloomberg qu’elle commençait à stocker du café arabica en provenance d’Ouganda, et que ces stocks seraient suffisants pour éviter une hausse drastique des prix. En revanche, d’autres importateurs seront concernés et des économistes ont prédit une hausse du prix du café allant jusqu’à 107%. D’autres denrées comme le soja, la canne à sucre, les bananes et le cacao pourraient aussi voir leurs prix augmenter. Commander un triple mocha latte risque donc de coûter plus cher dans les mois à venir.

Un impact positif sur certaines récoltes

D’autres pays producteurs en revanche comme la Tanzanie ne seraient pas touchés par le phénomène climatique, qui devrait se limiter à ses zones côtières qui ne sont pas concernées par la culture du café.

Comme le note le site de l'agence Science Presse, l’impact économique d’El Niño est conséquent et ses effets contrastés

«Un rapport des Nations Unies a déjà évalué à 11 milliards de dollars la facture du El Niño 1998 pour la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Venezuela.»

Si ces pays sont pénalisés par le phénomène, les États-Unis, le Mexique et l’Europe peuvent profiter de l’impact positif sur leurs récoltes de pluies plus abondantes.

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