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Trois mois après, le mystère de la mort de plus de 130.000 antilopes au Kazakhstan n'est pas dissipé

Des saïgas mortes au Kazakhstan, en mai 2015. REUTERS/Kazakhstan's Ministry of Agriculture/Handout via Reuters.

Des saïgas mortes au Kazakhstan, en mai 2015. REUTERS/Kazakhstan's Ministry of Agriculture/Handout via Reuters.

L'évènement avait largement été relayé par la presse internationale: fin mai-début juin dernier, plus de la moitié des quelques 260.000 saïgas du Kazakhstan, une antilope eurasiatique, étaient mortes. «Pollution, pluies exceptionnelles, bactérie, explosion d'une fusée: les raisons de l'hécatombe de ces antilopes recherchées pour leurs cornes restent mystérieuses», écrivait alors Libération.

Le magazine LiveScience se fait l'écho des premières découvertes des scientifiques mobilisés, qui sont loin de totalement dissiper le mystère. En analysant notamment l'environnement (roches, sol) et les moyens de subsistance (eau, végétation) des saïgas et en pratiquant des autopsies, les chercheurs ont révélé que deux bactéries, la Pasteurella et possiblement la Clostridia, ont causé de graves saignements chez les animaux. Mais ces bactéries ne sont pas spécialement rares, et la question qui se pose est de savoir pourquoi le système immunitaire des animaux était suffisamment affaibli pour donner lieu à une telle épidémie, l'hypothèse d'un hiver particulièrement rude ayant été avancée. Un cas similaire s'était produit en 1988, à l'époque soviétique, mais n'avait pas fait l'objet d'une enquête.

En juin dernier, E.J. Milner-Gulland, biologiste et président de la Saiga Conservation Alliance, avait déjà expliqué au Guardian que la cause la plus probable était «un certain type d'infection, mais à laquelle prédisposaient des facteurs environnementaux».

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