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L'énigme des arbres qui résistent aux feux de forêt

Tuscany - Cypress Trees Roman Harak via Flickr CC License by

Tuscany - Cypress Trees Roman Harak via Flickr CC License by

En 2012, en Espagne, 946 cyprès avaient résisté à un incendie qui avait pourtant quasiment tout ravagé sur son passage.

En 2012, un violent incendie a ravagé une partie de la province de Valence, en Espagne.

Mais au milieu de ce désastre, raconte aujourd'hui la BBC, des chercheurs ont découvert qu'un groupe d'arbres — composé de 946 cyprès méditerranéens plantés 20 ans plus tôt pour une expérience— était toujours présent. En fait, seuls 12 (1,27%) avaient brûlé.

Mais pourquoi des cyprès parviendraient-ils à survivre quand tant d'autres espèces d'arbres partent en flammes? Les chercheurs ont essayé de comprendre les raisons de ce phénomène, et trois ans plus tard, ils pensent tenir leur réponse, publiée dans le Journal of Environmental Management.

La clé semble se trouver dans les feuilles. Comme le raconte Ouest France dans son édition du soir:

«Grâce à leurs sortes d’écailles, elles sont capables de retenir l’eau, même quand il fait très chaud, même quand il fait très sec. Selon les auteurs de l’étude, le cyprès met ainsi sept fois plus de temps que le pin à prendre feu. Mieux: les feuilles sèches, quand elles tombent, forment une barrière de protection. "Cette couche de litière épaisse et dense agit comme une éponge qui retient l’eau et l’espace pour la circulation de l’air est très réduit", explique Gianni Della Rocca, de l’institut pour la protection des végétaux à Florence (Italie).»

Le Washington Post explique que des zones tampons de cyprès sont plantés en Espagne et en Italie pour savoir comment elles préviendront de futurs incendies, ce qui permettra des observations à taille réelle.

Si les résultats se confirment, le quotidien américain pense que ces cyprès pourraient être plantés dans des endroits régulièrement victimes de feux de forêt dévastateurs comme la Californie, car comme l'expliquent les chercheurs à la BBC, ces arbres ne sont pas trop difficiles, peuvent pousser sur quasiment tous types de sols, et du niveau de la mer à 2.000 mètres d'altitude.

Mais pour le botaniste Nicolás López, interrogé par El País en 2012, après l'incendie qui a tout déclenché, ce ne serait pas nécessairement judicieux:

«Introduire une espèce qui n'était pas présente au départ est une erreur. Cela change l'écosystème et met en danger le reste de la flore.»

En revanche, il estimait que ce serait une bonne idée de les utiliser dans une zone urbaine.

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