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La Silicon Valley souffre d’un manque de diversité (mais ça pourrait changer)

Temps de lecture : 2 min

Les afro-américains et les hispaniques ont constamment été sous-représentés dans la Mecque de la tech.

La blancheur de la Silicon Valley | Christian Rondeau via Flickr CC License by
La blancheur de la Silicon Valley | Christian Rondeau via Flickr CC License by

Google compte 1% d’employés noirs, contre 60% de blancs. Même chose chez Yahoo, et Apple estime avoir progressé avec un nouveau record de 7%... Ces chiffres, rapportés par le New York Times, parlent d’eux-mêmes: la diversité n’est pas le fort de la Silicon Valley, et c’est un euphémisme. «Selon le bureau de recensement américain, les afro-américains et les hispaniques ont constamment été sous-représentés dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques», écrit le journal.

Début juillet, le site Motherboard allait plus loin et dénonçait justement un «racisme tranquille» de la vallée en rappelant que les noirs gagnent en moyenne chaque année 3.656 dollars de moins que les blancs, les asiatiques 8.146 dollars, et les hispaniques 16.353 dollars. Et les postes à responsabilités ne sont pas accessibles pour eux. «Seules trois compagnies –Microsoft, Oracle et Salesforce.com ont une personne noire ou hispanique au sein du conseil d’administration, écrivait le site. Sur les 189 directeurs des compagnies technologiques, seulement quatre (1,6%) sont noirs et un (0,5%) est hispanique.»

Black tech

Et comme l'explique le site Quartz, même pour des élèves non blancs issus de la prestigieuse université Stanford, qui fournit chaque année des petits génies à la Silicon Valley, le chemin vers l’emploi est compliqué. Lors de la cérémonie de remise de diplômes 2015, le militant des droits civils Vernon Jordan a eu des mots forts pour dénoncer le racisme et le sexisme dans le monde de la tech:

«La solution est une tâche difficile, cela consiste à pousser les gens à s’enregistrer et à aller voter sur ces problèmes. C’est un processus lent mais nécessaire pour changer la culture des entreprises, pour qu’un frère puisse être un “brogrammer” et qu’un “brogrammer” puisse être une “sister-grammer”

C’est pour y remédier que des initiatives ont commencé à fleurir dans la vallée, comme le raconte le New York Times. Par exemple, le Hidden Genius Project aide les lycéens noirs à se plonger dans le code, le webdesign et la création d’application:

«Nous aidons ces jeunes gens à comprendre qui ils sont et de quoi ils sont capables. On leur montre un chemin et on les y emmène.»

Des rencontres sont aussi organisées par d’autres groupes sur la «black tech», des universités «historiquement noires» ont mis en place plus de cours dans le domaine technologique.

S’il est trop tôt pour mesurer l’impact de ces initiatives, leurs responsables espèrent encourager les jeunes noirs à tenter l’aventure vers la Silicon Valley, et surtout les aider à prendre conscience qu’ils en ont les moyens.

Slate.fr

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