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Les ours polaires sont beaucoup plus étranges qu’on ne le croit

Polar Bear at Cape Churchill (Wapusk National Park, Manitoba, Canada) / Ansgar Walk  via Wikimédia License by

Polar Bear at Cape Churchill (Wapusk National Park, Manitoba, Canada) / Ansgar Walk via Wikimédia License by

Le métabolisme et le mode de vie de cette espèce en voie de disparition intriguent beaucoup les scientifiques.

L’ours blanc, être majestueux admiré par l’homme, cache un métabolisme très particulier, si l’on croit un article de la BBC publié le 2 septembre dernier.

On apprend par exemple qu’il se distingue par une santé lamentable et une obésité quasi morbide. Notamment à cause de sa dépendance excessive au gras, qu’il consomme allègrement pour se protéger du froid, mais aussi parce qu’il n’a pas accès à beaucoup d’autres types de nourritures. Une étude datée de 2014 expliquait par ailleurs que le taux de cholestérol dans le sang d’ours polaires est «extrême». Reste que, «pour les ours polaires, l’obésité est un état bénin», expliquait l’une des responsables de l’étude, avant d’ajouter qu’il est difficile de comprendre comment ils arrivent à gérer ses excès.

Autre particularité qui laisse perplexes les scientifiques: la fourrure. Contrairement à celle des ours bruns, leurs poils sont creux. Les chercheurs ont alors pensé que ces tiges capillaires lui permettraient, un peu comme le gras, de lutter efficacement contre le froid en récoltant de manière efficace la chaleur émise par le soleil et en transmettant la lumière ultraviolette, «comme des fibres optiques», jusqu’à leur peau. Mais là encore, les études n’ont pas conforté cette théorie. Résultat: les scientifiques ne comprennent pas comment les ours blancs survivent au froid polaire avec une telle fourrure.

Pieds transpirants

Plus cocasse, on peut aussi signaler le fait que les ours blancs suent des pieds, mais pour une bonne raison. Lorsqu’ils se déplacent, les ours laissent des traces odorantes grâce à des glandes de sudation se trouvant sous les pattes. Grâce à cela, leurs compères peuvent alors les retrouver sans problème dans le désert de glace qu'est le Pôle Nord.

Enfin, dernière étrangeté: les grolars, aussi appelés grolaires ou pizzlys. Il s’agit d’une espèce hybride, un croisement entre l’ours blanc et le grizzli. Cette espèce rare, que l’on voit dans les zoos mais aussi dans la nature, trahit en réalité l’une des tragédies que vit l'espèce, comme l’explique la BBC. Car si son nom a beau être amusant, le grolar est surtout le fruit d’un constat tragique. À cause du réchauffement climatique, certains ours polaires sont obligés de redescendre dans le sud de l’Arctique, où ils rencontrent des grizzlis, avec lesquels ils finissent par s’accoupler. Loin d’être une migration salvatrice, le retour animal dans le sud pourrait donc entraîner sa disparition encore plus vite qu’on ne le croit.

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