Sciences / Monde

Il y a 3.000 milliards d’arbres sur Terre (les scientifiques les ont comptés)

Temps de lecture : 2 min

Pour chaque personne sur Terre, il y a 422 arbres. Mais ce nombre est en chute constante.

Comptez les arbres au lieu de compter les moutons | @sage_solar via Flickr CC License by

Une équipe de trente-huit scientifiques vient de publier un recensement de tous les arbres de la planète, et il s'agit du décompte le plus exact jamais fait jusqu'ici. Alors que les précédentes études basées sur des images satellitaires estimaient le total à environ 400 milliards, il y aurait en fait plus de 3.000 milliards d'arbres, selon un article publié dans la revue Nature.

Ce nombre équivaut à 422 arbres par personne sur Terre, alors que, selon le décompte précédent, le ratio n'était que de 61 arbres par personne. Près de la moitié de ces arbres, 43% du total, sont dans les forêts tropicales et subtropicales.

Même si le nombre d'arbres total est plus élevé que prévu, les auteurs de l'article rappellent qu'environ quinze milliards d'arbres sont coupés chaque année, particulièrement dans les zones tropicales. Depuis les débuts de l'agriculture humaine, les chercheurs estiment que le nombre d'arbres total a chuté de 46%.

Relevés de terrain

Afin de faire ce recensement inédit, l'équipe menée par Thomas Crowther, de l’université de Yale, a utilisé des images satellitaires mais aussi 429.775 relevés faits sur le terrrain dans plus de 50 pays. Les chercheurs ont complété les estimations d'arbres en utilisant les caractéristiques environnementales d'une région donnée (température, élévation), ce qui leur a permis d'avoir un décompte plus exact que les images satellite. Là où il n'y avait pas de relevés de terrain, ils ont fait des estimations à partir des tendances de densité dans des régions similaires, précise le Wall Street Journal.

«Nous avons presque réduit par deux le nombre d'arbres sur la planète, ce qui a affecté le climat et la santé. Cette étude souligne à quel point d'autres efforts sont nécessaires si nous voulons restaurer des forêts saines à travers le monde», explique Thomas Crowther.

Les biologistes pourront utiliser ces estimations de densité d'arbres par région pour déterminer quels plantes et animaux peuvent y vivre. Ces estimations permettront aussi d'évaluer l'influence de ces forêts sur la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, et de faire des prédictions sur l’impact du changement climatique sur les forêts.

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