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Il est grand temps de chercher aussi des «signes de morts extraterrestres»

 Travail artistique représentant la collision de deux planètes / NASA/JPL-Caltech via Wikimedia License by

Travail artistique représentant la collision de deux planètes / NASA/JPL-Caltech via Wikimedia License by

Une étude assez particulière recommande aux scientifiques de chercher aussi des traces de mort dans l’espace.

Depuis que l’Homme a pris conscience qu’il n’était qu’un grand de sable perdu dans l’espace, une question l’obsède: existe-t-il des traces de vie ailleurs? Chaque photo de Mars, découverte de planète ou vibration recueillie par un satellite entraîne de nouvelles vagues d’espoirs (ou de craintes, c’est selon). Mais qui a pensé à se poser une autre question, tout aussi importante: a-t-il existé des traces de vie ailleurs que sur Terre un jour? Nous sommes si obsédés par notre propre fin que nous oublions de chercher l’extinction ailleurs dans l’espace.

C’est pour cela qu’une équipe de chercheurs anglo-saxons a décidé de publier une étude pour aider les astronomes à trouver des «apocalypses extraterrestres», c’est-à-dire des traces de morts ailleurs dans l’espace. Car, en trouvant des signes de la mort, on trouve la vie. 

«D’une certaine façon, la preuve d’une trace de vie ou de mort n’est pas très importante, explique le co-auteur de l’étude dans une interview reprise par le site io9. Trouver la preuve qu’il y a eu une civilisation qui s’est détruite nous donne la preuve qu’il y a eu de la vie ailleurs. De plus, chercher ce genre d’événements destructeurs qui ne pourrait être causé que par une forme de vie intelligente nous dira quelque chose de l’existence d’une vie intelligente ailleurs.»

De quoi mettre affiner l’équation de Drake, une formule mathématique censée estimer le nombre de civilisations existantes dans la voie lactée.

Guerre biologique, nucléaire, gelée grise...

Baptisée Seeti, pour Search for Extinct Extraterrestrial Intelligence, cette nouvelle étude vise à créer des technologies capables d’analyser les «nécrosignatures», ces signes indiquant l’éradication de la vie à grande échelle. Le site Gurumed, qui relaie aussi l’étude, explique qu’il s’agit de découvrir «la signature chimique d’un monde rempli de cadavres en décomposition, les conséquences radioactives d’une guerre nucléaire, ou les débris laissés par une planète totalement détruite». Et comme l’expliquent les scientifiques responsables de l’étude, il s’agit-là de signes plus facilement détectables par la future génération de télescopes.

Les scientifiques prennet alors l’exemple d’une guerre biologique ayant anéanti la population d’une autre planète. Des composés chimiques comme le méthane et l’éthane envahiraient alors l’atmosphère, permettant aux astronomes de les détecter pendant un certain lapse de temps. Autre hypothèse: une guerre nucléaire a anéanti toute trace de vie. Là encore, la lueur atmosphérique produite par la planète pourrait être détectable. Plus farfelu, le scénario d’une «gelée grise» est également pris en compte. En imaginant que la nanotechnologie se soit développée sur cette planète, qu’une horde de robots capables de se répliquer eux-mêmes aient pris le contrôle pour détruire toute trace de vie, la poussière entraînée par l’extinction aurait créé des dunes en se déposant sur la surface de la planète, rendant le drame détectable pendant des milliers d’années.

Enfin, dernière hypothèse envisagée, beaucoup moins cocasse: la destruction de la vie causée par une trop grande pollution de la planète. Quand on sait à quel rythme celle-ci progresse sur Terre, ce nouvel axe d’étude pourrait être très vite pris au sérieux…

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