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10.000 Islandais ouvrent leur porte aux réfugiés syriens

Vue depuis Halgrimskirjka, Reykjavik | Christine Zenino via Flickr CC License by

Vue depuis Halgrimskirjka, Reykjavik | Christine Zenino via Flickr CC License by

Le gouvernement islandais avait proposé de s'en tenir au quota de cinquante réfugiés. Les citoyens veulent en faire plus.

L'Islande a récemment annoncé qu'elle était prête à apporter son aide, en réponse à la catastrophe humanitaire grandissante en Syrie qui pousse des milliers de Syriens à fuir sur les routes d'Europe. Le gouvernement islandais a offert d'accueillir cinquante réfugiés syriens en Islande, au nom des quotas.

Ce chiffre a paru ridicule à Bryndís Björgvinsdóttir, écrivaine et professeure islandaise, pour ce pays de quelque 330.000 habitants. Dimanche 30 août, elle a ouvert une page Facebook intitulée «La Syrie lance un appel» (en islandais cela donne «Sýrland kallar») pour encourager ses compatriotes à accueillir chez eux des réfugiés supplémentaires.

«Prête à accueillir une famille venue de Syrie»

Lundi 31 août, en début d'après-midi, plus de 10.000 Islandais avaient répondu à l'appel. Jórunn Hólm, par exemple, écrit:

«Je suis célibataire, je vis avec ma fille dans notre appartement de quatre chambres et de cent mètres carrés, je suis plus que prête à accueillir une famille venue de Syrie!»

Une autre, Hekla Stefansdóttir, se propose d'accueillir un enfant dans le besoin: 

«Je suis professeure et je (lui) apprendrai à parler, lire et écrire en islandais et à s'adapter à la société islandaise. Nous avons des vêtements, un lit, des jouets et tout ce dont un enfant a besoin.»

Anna Kristjana Hjaltested, elle, dit «avoir du mal à joindre les deux bouts» mais, malgré cela, elle se considère «comme une privilégiée, dans un foyer sûr» et est prête «à donner des vêtements, de la nourriture, des jouets, des appareils ménagers...» ainsi que «de l'amitié, de l'amour et du soutien».

Augmenter les quotas

Pour transformer cet élan de solidarité en véritable action humanitaire, un document en ligne a été créé pour que chacun puisse s'inscrire et indiquer clairement l'aide qu'il pense pouvoir apporter. Les données seront transmises à la Croix-Rouge le 7 septembre.

«Je pense que les gens en ont assez de voir les actualités avec les histoires en Méditerranée et les [images des] camps de réfugiés [...] et veulent que quelque chose se fasse maintenant», a confié Bryndís Björgvinsdóttir à la télévision publique Ruv.

Assaillie de courriers et réagissant à la création de ce groupe Facebook, la ministre des Affaires sociales Eygló Harðardóttir a annoncé à la Ruv que les autorités envisageaient d'augmenter le nombre de réfugiés accueillis au nom des quotas, mais que le chiffre de 5.000, demandé par cette pétition Facebook, était irréaliste:

«Je ne veux pas donner un chiffre maximum mais nous explorons toutes les possibilités pour accueillir plus de réfugiés.»

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