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Tony Blair aurait essayé de sauver Kadhafi juste avant les bombardements en Libye

Tony Blair et Mouammar Kadhafi en 2007 à Syrte, en Libye. REUTERS/Pool New.

Tony Blair et Mouammar Kadhafi en 2007 à Syrte, en Libye. REUTERS/Pool New.

Une biographie de David Cameron, qui sort début septembre, affirme que l’ancien Premier ministre anglais aurait tenté de mettre en place un accord avec le dictateur libyen en 2011.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair pourrait être mis en cause dans une enquête gouvernementale. The Independent rapporte que, selon une nouvelle biographie de l’actuel Premier ministre David Cameron, Tony Blair aurait tenté de sauver le Colonel Kadhafi avant que la Libye ne soit bombardée il y a quatre ans de cela. Dans Cameron at 10, écrit par Anthony Seldon et Peter Snowdon, on peut lire que l'ancien dirigeant anglais, qui a quitté le pouvoir en 2007, aurait été contacté par un «individu proche de Kadhafi» en 2011 et qu’il aurait ensuite appelé le 10 Downing Street pour expliquer que le leader libyen voulait un «deal avec les Anglais». Le but aurait été de sauver la vie de Kadhafi, dont le régime était sur le point de tomber.

Une révélation qui tombe mal car, comme le rappelle le journal, la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes enquête actuellement sur les actions politiques et militaires du Royaume-Uni en Libye. L’un des membres de ce comité, Nadhim Zahawi, a ainsi déclaré au Times: «Avec ces révélations, nous devrions pousser Blair à venir et à s’expliquer dans le cadre de cette enquête. […] Si cela est vrai, nous devons mieux comprendre ce qui s’est passé.»

Si les révélations du livre sont vérifiées, il pourrait s’agir d’un coup dur pour l’ancien chef du gouvernement, qui a déjà dû affronter des accusations de collusion avec la Libye en début d’année. Le Guardian, documents à l’appui, expliquait en janvier que le gouvernement de Tony Blair avait collaboré dans les années 2000 avec la Libye. Les agences de renseignement des deux pays échangeaient des informations permettant l’arrestation d’opposants au régime de Kadhafi.

Étrangement, le célèbre journal anglais n’a pas retenu les mêmes informations que The Independent en parcourant cette biographie qui s’annonce d’ores et déjà polémique. De manière plus anecdotique, le Guardian nous apprend par exemple que Barack Obama est surnommé «Spock» au sein des Affaires étrangères anglaises ou encore que David Cameron a demandé au maire de Londres Boris Johnson de «la fermer» par SMS quand ce dernier évoquait publiquement leurs années ensemble au collège Eton...

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