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A l’Université d’été du PS, la République, c’est surtout sur le papier

Une affiche pour l'université d'été du PS. Crédit: REUTERS/ Stephane Mahe

Une affiche pour l'université d'été du PS. Crédit: REUTERS/ Stephane Mahe

Au programme de l’Université d’été du PS, qui se tient à La Rochelle ce week-end jusqu'au 30 août, on trouve le mot «République» à toutes les sauces. Entre autres exemples, la plénière organisée ce samedi 29 août se nomme «La République pour l’égalité». Vendredi, la Secrétaire d’Etat chargée de la Famille Laurence Rossignol intervenait à une table ronde intitulée «Quelle place pour la famille dans la République?». Son homologue Ségolène Neuville, chargée des personnes handicapées, se joignait au thème «Handicap: la République accessible jusqu'au bout» et Pascale Boistard, chargée des droits des femmes, prenait la parole pour disserter sur l’«Egalité des genres, la longue marche républicaine».

Serait-ce l’écho des manifestations du 11 janvier? Une envie de se réapproprier le concept alors qu’il a été préempté par l’ex-UMP pour son nouveau nom? Ou une façon de s’afficher unis en pleine déconfiture? Sur la petite centaine d’ateliers, de conférences et de plénières prévues, dix contenaient dans leur titre le mot «République» ou «républicain». Surtout, cette année, la République était avec le climat et les régionales l’un des trois sujets à l’honneur de l’université d’été.

«Pugilat»

Mais si République est d’ordinaire le mot d’ordre utilisé pour rassembler au delà des clivages et des partis (comme dans l'expression «Front républicain»), l’ambiance générale était plutôt à la désunion. L'atelier organisé à La Rochelle entre les socialistes et les écologistes sur le bilan de l'accord PS-EELV «s'est vite transformé en pugilat», rapporte le journaliste de Libération Rachid Laïreche. «Je suis militant écologiste et ce n’est pas la première fois que je me sens insulté par toi Jean-Marie», a fustigé Jonathan Sorel, le directeur de cabinet d’Emmanuelle Cosse (secrétaire nationale EE-LV). «Je ne suis pas sûr qu’on va construire quelque chose ensemble demain», a conclu, amère, la députée EELV Eva Sas.

Ce premier jour d’«UEPS», comme on l’appelle, aura en outre démontré l’hostilité des militants pour le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, chouchou du président, mais qui vient de dézinguer les 35 heures. Et leur amour pour celle qui incarne l’aile gauche du PS et ses frondeurs, Christiane Taubira. Pas vraiment de quoi sceller l'union entre le PS et l'éxécutif.

Si le premier était sévèrement critiqué dans les coulisses de La Rochelle, la deuxième a connu une véritable ovation après son discours cet après-midi. La République, dans tout ça? Elle attendra encore un peu avant de se montrer en actes.

 
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