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EELV, Front de gauche, UMP, FN: la rentrée politique 2015 se fait en solo

Cartes postales vendues à l'université d'été de La Rochelle, le 24 août 2012. REUTERS/Stephane Mahe

Cartes postales vendues à l'université d'été de La Rochelle, le 24 août 2012. REUTERS/Stephane Mahe

La pré-rentrée politique? Des scissions, des divisions, des exclusions et des équipées solitaires. De quoi lasser les Français avant même la rentrée.

Le député et coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, François de Rugy, a annoncé qu’il quittait Europe Ecologie-Les Verts, fatigué «d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste». Il affirme dans une interview au Monde, jeudi 27 août, qu’il espère «fédérer les écologistes réformistes».

Son cas n’est que l’énième équipée solitaire d’une rentrée politique qui se fait partout en rangs dispersés. A gauche, cette atomisation des forces est très perceptible au Front de gauche, puisque ses deux principales composantes, le Parti de gauche et le Parti communiste, organisent chacune leur université d’été dans leur coin, ne laissant pas d’autres choix aux journalistes qui suivent le mouvement de se démultiplier entre la Savoie et Toulouse le même week-end... Et encore, il faut ajouter à la carte de rentrée le rassemblement d’Ensemble, autre courant du Front de gauche, à Bordeaux. Comme le souligne une analyse de Libération, c’est toute l’opposition de gauche à François Hollande qui s’éparpille en cette pré-rentrée: Front de gauche coupé en trois, frondeurs en marge de l’université d’été de La Rochelle, Montebourg en solo, EELV au bord de l’explosion. (De manière plus discrète, le Parti ouvrier indépendant, dernier représentant du courant «lambertiste», était lui aussi cet été au bord de l'explosion).

A droite, chacun veut également se faire remarquer. Alain Juppé sort le premier de ses quatre livres programmes, consacré aux mesures sur l’éducation, et confie dans un entretien au Monde vouloir «être aimé». François Fillon sort, lui aussi et au même moment, un livre sur l’éducation. Nicolas Sarkozy peine à maintenir l’attention sur lui malgré quelques sorties médiatiques estivales.

Au Front national enfin, la crise politique et familiale pour la domination du parti a culminé cet été entre Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, le fondateur du parti, qui en a été exclu le 20 août à l’issu d’une réunion du bureau exécutif. Bien entendu, l’ancien président du FN entend bien exercer son pouvoir de nuisance, par exemple en envisageant publiquement de se rendre début septembre à l’université d’été de son ancien parti à Marseille.

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