Sciences

Un chercheur a baptisé un crustacé Cherax snowden, en l'honneur d’Edward Snowden

Temps de lecture : 2 min

Les chercheurs qui décrivent de nouvelles espèces peuvent les nommer comme ils le souhaitent, tant qu’ils respectent le code de nomenclature.

L’ancien employé de la NSA Edward Snowden en liaison vidéo en direct depuis Moscou témoigne devant le Conseil de l’Europe, à Strasbourg, le 23 juin 2015 | REUTERS/Vincent Kessler
L’ancien employé de la NSA Edward Snowden en liaison vidéo en direct depuis Moscou témoigne devant le Conseil de l’Europe, à Strasbourg, le 23 juin 2015 | REUTERS/Vincent Kessler

Le chercheur allemand Christian Lukhaup aime beaucoup Edward Snowden. En fait, il l'aime tellement qu'il a décidé de nommer sa dernière découverte –une nouvelle espèce d'écrevisse– en son nom: cherax snowden.

Cherax snowden holotype male (MZB Cru 4291)

L'espèce n'est pas vraiment nouvelle en tant que telle –Lukhaup avait mis la main dessus dès 2006 et elle est régulièrement utilisée à des fins décoratives– mais le Washington Post explique que les chercheurs qui décrivent des espèces qui ne l'ont pas encore été peuvent les nommer comme ils le souhaitent –en 2012, une mouche avait ainsi été baptisée Scaptia Plinthina Beyonceae en l’honneur de Beyoncé. Ils doivent cependant respecter la convention genre-espèce établie par le Code international de nomenclature zoologique.

Impressionné par Snowden

Interrogé par le quotidien américain, Christian Lukhaup explique:

«Après avoir déjà décrit deux nouvelles espèces, j'ai pensé en nommer une autre d'après Edward Snowden parce qu'il m'impressionnait vraiment. Nous avons tellement d'espèces dont le nom vient de personnes célèbres qui ne font probablement pas grand-chose pour l'humanité. Je voulais montrer mon soutien pour Edward Snowden. Je pense que ce qu'il a fait est quelque chose de très spécial.»

Dans le résumé de son article cosigné avec Jörn Panteleit et Anne Schrimpf, Christian Lukhaup explique que l'écrevisse vient de Papouasie occidentale, en Indonésie.

Elle compte déjà une page Wikipédia en anglais et en russe à son nom.

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