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Quand un coureur français jette l'ombre du dopage sur son adversaire

De gauche à droite: Amel Tuka, David Rushida, Adam Kszczot, et Pierre-Ambroise Bosse, à l'arrivée de la finale du 800 mètres. REUTERS/David Gray

De gauche à droite: Amel Tuka, David Rushida, Adam Kszczot, et Pierre-Ambroise Bosse, à l'arrivée de la finale du 800 mètres. REUTERS/David Gray

Pierre-Ambroise Bosse est arrivé cinquième de la finale du 800 mètres mais cela ne l’empêche pas de dire que le podium pourrait ne pas lui échapper.

Pierre-Ambroise Bosse a fini la finale du 800 mètres à la cinquième place, une course remportée par le Kényan David Rudisha, aux championnats du monde d'athlétisme, à Pékin, ce mardi 25 août.

Mais le Français a visiblement moyennement apprécié de terminer derrière certains athlètes. Interrogé sur France 2 à l'issue de la course, il a expliqué qu'il était possible qu'il soit crédité un jour de la troisième place.

Suspicion pistée

Adam Kszczot pourrait en effet être disqualifié. Le Polonais, qui a terminé la course à la deuxième place, a posé le pied en dehors de la piste. Bosse récupérerait alors une éventuelle quatrième place.

Mais la vraie cible du spécialiste français du demi-fond, c'est le Bosnien Amel Tuka. Il y a quelques semaines, le Guardian publiait des révélations sur le dopage dans l'athlétisme mondial. L'AFP rappelait alors, entre autres, la «performance magique d'un Bosnien inconnu, Amel Tuka, qui améliore subitement son record personnel de 3 secondes 61 centièmes sur 800 mètres», pour expliquer les raisons d'une telle suspicion sur les pistes.

Podiums revisités

Comme en cyclisme, les podiums sont réactualisés au fil des révélations. En 2013, pour montrer à quel point le dopage était développé dans le sprint, Rue 89 avait publié une infographie qui montrait les différences entre les podiums à l'arrivée et les podiums officiels.

Pour rappel, ce genre d'accusations est aussi parfois formulé contre des Français. En 2008, Libération expliquait que, «dans la presse italienne, le nageur Filippo Magnini s'interrogeait sur “les vitamines” que prendrait Alain Bernard», après son premier record du monde du 100 mètres, en 2008, à Eindhoven, lors des championnats d'Europe, un peu moins de cinq mois avant son titre aux Jeux olympiques.

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