Monde

Si tu as besoin de quelqu'un... loue-le!

Temps de lecture : 2 min

Au Japon on peut louer un ami, un témoin, un collègue et même un époux si besoin

: c'est un service qui se diffuse de plus en plus dans l'île nippone, révèle The Guardian. Ryuichi Ichinokawa, qui travaille pour une des agences de location de personne, a joué le rôle d'oncle pour un enfant de 12 ans et sa petite soeur, durant la journée sportive de leur école. Il les a chéri tout au long de la journée, a enregistré leurs exploits avec une caméra et s'est même joint à eux pour une course adultes-parents. Si quelqu'un lui demandait des informations, il était prêt à répondre que sa soeur est une femme divorcée, dont les enfants sont chambrés à l'école à cause de l'absence de leur père.

Ichinokawa est paré à toute éventualité: «En trois ans, je n'ai jamais été démasqué». S'il doit faire semblant d'être le mari de quelqu'un, explique-t-il, il fais en sorte de connaître tout d'elle. Il se fait payer 15 000 yens (110€) pour une prestation standard, mais s'il doit chanter au karaoke ou faire un discours, le montant augmente.

Il a lancé son agence Hagemashi Tai (Je veux m'occuper de toi) il y a trois ans, après avoir abandonné l'idée de devenir consultant. Il emploie aujourd'hui 30 personnes, des deux sexes, qui jouent leur rôle partout au Japon, surtout dans des événement «sociaux», comme les mariage ou les funérailles: ces personnes adoptent une personnalité différente à chaque fois, comme, par exemple, celle de parent d'un enfant en difficulté ou d'époux d'une femme seule. Le nombre de ces agences «loue-un-ami» a doublé dans les 8 dernières années. La plus connue, Office Agent, compte 1000 inscrits.

La diffusion de ce type de service est un symptôme des changements sociaux et économiques au Japon ainsi que d'une culture de la discrétion très enracinée dans ce pays. Ryuichi Ichinokawa avoue: «J'adore aider ces gens avec leurs problèmes et les rendre heureux. Quand ils m'écrivent pour me remercier, je me sens comblé».

[Lire l'article complet sur The Guardian]

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Image de Une: Une famille japonaise, Wikimedia

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