Économie

«Marché panda» et «duraille de Chine»: on a déjà trouvé deux surnoms pour la nouvelle crise financière

Temps de lecture : 2 min

Les économistes ne manquent pas d'humour ou d'imagination pour décrire la mauvaise passe actuelle.

Fu Bao et Yang Yang, deux pandas du zoo de Vienne. REUTERS/Heinz-Peter Bader.
Fu Bao et Yang Yang, deux pandas du zoo de Vienne. REUTERS/Heinz-Peter Bader.

Au moins deux métaphores amusantes ont fait leur apparition ces dernières semaines dans les médias pour désigner les sérieux signes de ralentissement de l'économie chinoise, qui viennent de donner lieu à une journée noire sur les marchés financiers, lundi 24 août.

D'abord, le panda bear market, expression que l'on retrouvait dès 2009 mais dont l'usage s'est intensifié ces dernières semaines. C'est par exemple CMC Markets qui expliquait, mi-août, que les marchés étaient terrifiés par sa perspective ou la chaîne financière CNBC qui l'évoquait dès la fin juillet. Dans le jargon boursier, le bear market désigne un marché orienté à la baisse sur le long terme, par opposition au bull market, le marché orienté à la hausse (symbolisé par la statue d'un taureau devant la Bourse de New York, tandis que devant celle de Francfort, les deux animaux ont droit à la leur).

«The great fall of China»

Les deux expressions ont une étymologie plutôt incertaine mais on comprendra aisément ce que désigne ce «marché panda»: une baisse durable des marchés mondiaux provoquée par l'évolution de l'économie chinoise. (Notons que, hasard du calendrier, la forte baisse de lundi survient au lendemain de la naissance de deux bébés pandas au zoo de Washington.)


Autre expression qui a fait florès récemment, «the great fall of China», employée par exemple par Fortune ou encore par Reuters. Là, la référence est plus aisée à comprendre: on parle bien sûr de la grande muraille de Chine. En revanche, la traduction est moins aisée: on tentera un hasardeux «duraille de Chine».

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