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Les marchés sont moins bien préparés qu'en 2007 à une crise financière

A la Bourse de Karachi, le 24 août 2015. REUTERS/Akhtar Soomro.

A la Bourse de Karachi, le 24 août 2015. REUTERS/Akhtar Soomro.

Ce lundi 24 août, toutes les Bourses mondiales voient leur cours dégringoler. Et il y a de sérieuses raisons de s'inquiéter.

Journée noire pour les Bourses mondiales. Alors que les marchés asiatiques, Shanghaï en tête (-8,49%), ont vu leurs principaux indices dégringoler ce lundi 24 août, leurs homologues européens et américain leur ont emprunté le pas. Vers 16h, Paris perdait près de 7% et New York, qui venait d'ouvrir, près de 4,5%.

Et la lecture du post rédigé par le blogueur économique Charles Hugh Smith n'est pas faite pour remonter le moral: 

«Existe-t-il aujourd'hui un seul aspect qui se trouve être plus positif qu'en 2008?», s'interroge-t-il. 

Et de dérouler le comparatif entre l'état de la finance mondiale en 2008 et celle de 2015: à l'époque, le monde craignait l'inflation, en 2015 il craint la déflation (le prix du pétrole a été divisé par trois sur la période); la dette chinoise a quadruplé; les banques centrales ont fait preuve d'une inventivité telle dans le traitement de la crise (quantitative easing, politique de taux zéro, rachat de créances...) qu'on ne voit pas bien ce qu'elles peuvent inventer de plus; les taux d'intérêt étaient relativement élevés, ils sont déjà au plus bas (le taux directeur fixé par la BCE est actuellement de 0,05%). 

À la fin de son post, Charles Hugh Smith reprend sa question initiale et s'interroge: 

«L'état du marché est-il désormais moins résistant, plus fragile, davantage dépendant d'interventions sans précédent des banques centrales?»

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