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L’expression «Lundi noir» n'a pas attendu les krachs boursiers

Plusieurs billets des principales devises mondiales. | epSos .de via Flickr CC License by

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La crise boursière chinoise fait vivre un «lundi noir» à l’économie mondiale. L’occasion de revenir sur une expression née lors d’un massacre de colons britannique dans l’Irlande du XIIIe siècle.

Après avoir subi une baisse de 4% vendredi dernier, la bourse de Shanghaï a essuyé une baisse record, ce lundi 24 août: -8,49% en clôture. Cette chute, l’une des pires de ces dernières années pour la Bourse chinoise, a provoqué d’importantes secousses sur l’ensemble des marchés mondiaux. La presse –chinoise en tête– n’hésite pas à parler de «lundi noir» («Black Monday» en anglais), une expression que le champ lexical boursier s’est approprié depuis la pire journée de baisse du krach boursier de 1929 à Wall Street (-13%).

De par l’influence de cette baisse sur l’économie mondiale, il n’est pas absurde d’employer un tel terme. En effet, l’impact est majeur, d’abord en Asie, où la plupart des Bourses ont fermé en forte baisse: -4,61% pour Tokyo, -5,17% à Hong Kong et -4,84% pour Taipei. Les secousses n’ont pas tardé à se faire sentir de l’autre côté du globe. La Bourse de Paris reculait de 3,57% ce matin en ouverture, contre 3,15% à Francfort ou encore 3% à Londres.

Le «Lundi noir» ne vient pas du monde boursier

«Lundi noir» est donc devenu le terme de référence pour chaque crise majeure ayant eu lieu un lundi: le 28 octobre 1929 d’abord, puis le 19 octobre 1987, où s'était établi un nouveau record de baisse à Wall Street ou encore le 15 octobre 2008, jour de la faillite de Lehman Brothers. Ce lundi 24 août 2015, l’ensemble de la presse mondiale n’hésite pas à l’utiliser:

On pourrait avoir l'impression que ces termes ont toujours été liés au monde de la bourse mais, en réalité, l’expression est bien plus ancienne. Elle est née en 1209 à Dublin suite au massacre de 500 colons venus de Bristol, en Angleterre, par des guerriers du clan gaélique O’Byrne. Ce jour-là, les migrants avaient quitté Dublin pour aller fêter le lundi de Pâques aux abords du bois de Ranelagh lorsqu’ils furent massacrés. Surnommée «Black Monday» par un groupement de maires de l’époque, la commémoration de cet événement a longtemps servi pour dénoncer les tribus natives d’Irlande et justifier la colonisation anglaise.

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